20 comédies de zombies à (re)découvrir !

Si feu Georges Romero a influencé les films de zombie depuis 1968 et la Nuit des morts-vivants, un des sous-genres les plus populaires du cinéma zombiesque est la parodie ou la comédie. Chaque année, on voit apparaître des dizaines de ces péloches, souvent en Direct to Video. Mais cette année, on remarque surtout la sortie de la suite de Zombieland qui avait fait sensation dans le genre il y a une dizaine d’années. Pour vous aider dans votre recherche, on a sélectionné 20 perles, de par leur humour percutant ou de part l’originalité de son propos, de ce qu’on pourrait appeler la zombimédie. Armez-vous et préparez-vous à exploser des tonnes cerveaux putrides. Au pire, ça vous entraînera si le virus COVID-19 mute et qu’on est obligé de sortir dans la rue pour dézinguer tous ces zombies affamés de pâtes et de PQ !


Shaun of the Dead : la zombimédie culte

En 2004, c’est l’évènement ! Shaun of the Dead sort sur les écrans du monde entier et rend à nouveau la zombimédie à la mode. Impressionné par le travail du trio (Edgar Wright, Simon Pegg et Nick Frost qui s’étaient fait connaître grâce à la série Spaced), George A. Romero a invité les deux acteurs à faire un caméo dans une nouvelle version de ses zombies, Land of the Dead. Si le succès en salle est raisonnable, c’est en DVD que ce film atteint son statut de culte et, pour beaucoup, celui de meilleure zombimédie de tous les temps. Shaun of the Dead est aussi le début de la fameuse trilogie Cornetto qui permettra aux trois trublions de s’attaquer à d’autres types de cinéma de genre dans Hot Fuzz et Le Dernier pub avant la fin du monde. Ce film est à conseiller à tout le monde, fan de zombies, fan de comédies et même à ceux qui sont habituellement rebutés par les films qui font peur.

Bienvenue à Zombieland : les règles de survie dans la zombimédie

Alors que la plupart des films de zombies sont des films de genre avec des moyens un peu bordeline et des coups d’éclats rares, Ruben Fleischer sort de nulle part une zombimédie au budget costauds et au casting alléchant : le jeune Jesse Eisenberg qui allait percer avec The Social Network l’année suivante, Woody Harrelson en vieux briscard badass qui cherche son Twinkie et Emma Stone qui finit son époque des teen movie. Au menu : un générique de début complètement dingue, des règles de survie hilarantes, des personnes attachants, des répliques et des massacres bien funs, des moyens visuels époustouflants et pour couronner le tout, une scène d’anthologie avec le patron de la comédie américaine, Bill Murray. Comme Shaun of the Dead, si le zombie est bien présent, il est accessible aussi à un public pas spécialement fan du genre.

Retour à Zombieland : la zombimédie devient une franchise ?

Longtemps envisagé comme un série, Zombieland finit par revenir une seconde fois, 10 ans après le premier opus. Si l’effet de surprise n’est plus au rendez-vous, le plaisir est toujours présent grâce aux personnages toujours aussi attachants et quelques nouveautés sympathiques. Retour à Zombieland applique à merveille la règle n°2 du héros (Règle n° 2 : le double tir ou en anglais Double Tap, titre original de ce numéro 2) de toujours tirer une deuxième fois. N’hésitez pas à lire la critique publiée en novembre 2019. Est-ce que dans le doute, on ne devrait pas utiliser une troisième balle ?

Goal of the dead : la zombimédie footballistique

Découvert au BIFFF en 2014, Goal of the Dead est un peu une anomalie dans le paysage du cinéma français. Conçu par une bande de mecs, déjà présents pour la plupart dans l’aventure fou de la Lazy Compagny, on retrouve dans cette série ou ce film, l’idée folle d’utiliser des genres qui ne fonctionnent pas du tout en France (voir l’interview du réalisateur de la première partie, Benjamin Rocher). Si Lazy Company avait comme ambition de mélanger débarquement de Normandie et absurde, Goal of the Dead fait encore plus fort en mélangeant film de zombie et film de foot (qui est bien le genre le plus casse-gueule au monde) et d’en faire un film qui fait le taf et en plus efficacement. L’originalité (encore) en plus, c’est d’avoir diviser le film en deux partie de 45 minutes, comme deux mi-temps d’un match de football. La première étant réalisée par Rocher et la deuxième par Thierry Poiraud (mais si, le fou qui a créé avec son frère l’OFNI déjanté Atomik Circus en 2004). Ce film est la preuve que même avec peu de moyens, on peut sortir des films de genre valables, même en francophonie.

Dead Snow : des nazis dans la neige

Si les forcenés du cinéma de genre avait déjà repéré Kill Buljo, c’est avec le DVD, sorti en 2009, de Dead Snow que le monde a découvert Tommy Wirkola (Hansel et Gretel : witch hunters, Seven sisters). Et c’est avec une bonne connaissances des codes du genre et de l’influence d’Evil Dead que Wirkola crée cette pépite de la zombimédie scandinave. Car oui, même si ce n’est pas clair de prime abord, c’est d’une comédie qu’il s’agit. La première partie se concentre sur le huis-clos de ces jeunes skieurs qui passent la nuit dans un chalet abandonné mais la deuxième lâche tout le potentiel déluré du concept. Les nazis, le sang et la neige donnent un rendu graphique idéal pour ce genre de films, c’est plein de bonnes trouvailles et on en oublie tous les défauts pour se concentrer essentiellement sur le fun.

Dead Snow 2 : des nazis zombies contre communistes zombie

Après le succès international du premier et après avoir réalisé une nouvelle version d’Hansel et Gretel décomplexée, Wirkola ne peut faire autrement que d’assumer une suite. Et quand on parle de surenchère pour une suite, on est loin de ce que donne ce Dead Snow 2, car au lieu d’essayer de réaliser une suite novatrice, Wirkola reprend le survivant du premier opus à qui on greffe le bras magique du grand méchant par erreur et qui va s’en servir pour faire revivre les pires ennemis des nazis : l’armée russe communiste ! Si vous avez aimé Dead Snow, vous prendrez un plaisir plus que coupable devant sa suite ! (pour couronner le tout, on l’avait découvert avec le public si particulier du BIFFF)

Juan of the dead : la zombimédie hispano-cubaine

On retrouve dans cette liste des pépites venus des quatre coins du monde. On s’attarde ici à une surprise venue d’un pays qu’on attendait pas : Cuba. Juan est un mec qui vit à la coule et qui l’invasion venue, voit la solution pour retrouver un peu de respect de lui-même et de ses proches qu’il ne voit plus. Après avoir découvert qu’il pouvait tuer les morts vivants en réduisant leurs cerveaux en bouillie, et il décide donc de monter sa propre affaire sous le slogan : « Nous tuons vos chairs et tendres ! ». Juan of the Dead est une bonne surprise venue de nulle part qui propose un spectacle bien bourrin, un humour percutant et se permet en plus une critique aussi bien du régime castriste que de l’impérialisme américain. A découvrir de toute urgence pour briller en société quand on vous demandera un bon film que personne ne connait ou presque.

Scouts Guide to the Zombie Apocalypse : des scouts et un zizi

Cette zombimédie ne révolutionne rien et pourtant réussit à se démarquer des dizaines de films du même genre qui sortent chaque année. Le concept du scout y est peut-être pour quelque chose ? Pourtant ce pan du scénario ne sera que peu exploité et si Scouts Guide to the Zombie Apocalypse marque les esprits c’est plutôt parce qu’il joue avec les codes bien définis du teen movie et qu’il se permet quelques trouvailles plutôt originales comme l’adolescent  pensant qu’au sexe qui tente de peloter les nichons d’une zombie ou l’essai d’un pénis pour le saut à l’élastique.

Black Sheep : les moutons zombies

Venu tout droit de Nouvelle-Zélande, en 2006, Black Sheep a marqué les aficionados des comédies horrifiques. Pas de zombies à proprement parler mais des moutons sanguinaires. Sur une île qui compte le plus gros ratio de moutons par habitants, ça pue un peu du cul pour les héros. Surtout que quand l’humain se fait grignoter, il se transforme à son tour en mouton zombie. En le revoyant à l’heure actuelle, c’est un peu cheap mais la folie du concept est sauvegardée.

Warm Bodies : la zombimédie romantique

Warm Bodies est une comédie romantique mais surtout un des rares films de zombies optimiste. Car grâce à cette histoire d’amour, le zombie R. (Nicholas Hoult, excellent) retrouve peu à peu son humanité et contamine ses congénères. On y retrouve tout : les tueries, l’humour, l’histoire d’amour, etc. Le seul défaut est peut-être que tout va un peu trop vite (1h30) de peur d’ennuyer le spectateur neutre.

Freaks of Nature : loups-garou, zombies, vampires et ET

Ce que Direct to Video est un peu passé inaperçu mais il a pourtant le mérite de proposer à peu près tout ce qui existe. On se retrouve dans une ville où cohabite humains, loups-garou, vampires et zombies. Mais pour être sûr d’en rajouter une couche, on met en plus des extraterrestres. C’est un peu lourdeau mais assez amusant pour un petit plaisir coupable.

Cockneys Vs Zombies : zombimédie à la maison de retraite

Si le titre claque bien, l’originalité de ce film est surtout les protagonistes de la maison de retraite qui se fait attaquer. Les gags autour de la difficulté des personnes âgées pour se déplacer ou se défendre sont cocasses. Malgré tout, les deux héros (petits-fils du badass de la maison de retraite) sont quelque peu insupportables et le film ne va finalement nulle part. Mais dans ce qu’il propose, il est efficace.

Dead Heads : les zombies sont les héros

Tout démarre bien pour Dead Heads avec ses zombies qui tentent d’éviter les personnes normales qui veulent les buter et qui font tout pour aider leur pote qui a perdu son grand amour. C’est plutôt bien torché, on se marre bien du concept et de quelques scènes réussies. Mais comme tout film qui ne se focalise que sur son concept, à un moment il tourne en rond et lasse.

Cooties : Saaaales gamins !

De prime abord, c’est la présence d’Elijah Wood au casting qui donne envie de voir ce film. Mais en le regardant, on ne peut nier le plaisir coupable de voir en zombies que des sales mioches qui vont se faire buter à tours de bras par leurs profs. C’est bien fait et les gosses acteurs ont vraiment dû s’éclater à faire ce film même si ils ne pourront pas le voir avant quelques années. Dommage juste que les personnages d’adultes sont trop caricaturaux pour donner une comédie totalement réussie.

Orgueil et Préjugés et Zombies : la zombimédie investit les classiques de la littérature

Des femmes, des armes, des zombies, des ninjas. Pride and Prejudice and Zombies, c’est l’histoire de 5 filles qui doivent se marier dans l’Angleterre du 19ème siècle. Si les convenances tentent d’être respectées, il y a un hic : une invasion de zombies. Et les filles maîtrisent mieux le combat rapproché avec couteaux et flingues que les bonnes manières d’une société victorienne. Plein de grands noms ont été évoqués sur ce projet pour finalement échouer auprès d’un obscur réalisateur de commandes de « Zach Efron movies ». Sans être un excellent film, Pride and Prejudice and Zombies a quelques qualités. La présentation du début en animation carton est grandiose, la photo est nickel et le délire est plus que sympathique. Dommage qu’un montage foireux et du blabla interminable gâchent un peu le plaisir d’une bonne série B.

Doghouse : la zombimédie féministe ?

Le postulat original de ce film, c’est que le village où se rendent cette bandes de mecs qui ne peuvent plus voir les gonzesses en peinture, est rempli de femmes infectées d’un virus et il n’y a qu’elles qui tournent zombies. C’est très con, souvent drôle et au final parfois chiant. Mais est-ce que le film tourne en absurde la misogynie de ces protagonistes ou se permet juste le plaisir de faire une comédie pour pouvoir buter le plus de meufs possibles ?

Attack of the Lederhosen Zombies : les Zombies font du ski

L’Autriche veut aussi ses zombies et les envoies en haute montagne où un promoteur véreux crée un produit permettant d’avoir de la neige toute l’année. Pas de chance, ce produit miracle contamine l’être humain et le pousse à manger ses congénères. Trois surfeurs de l’extrême et la tenancière de la taverne (Rita, l’autrichienne badass et son gros flingue) vont se battre pour survivre au milieu de tout ce bordel. C’est con, très con et ça passait mieux avec un public survolté comme quand on l’a vu au BIFFF. Mais rien que le titre français : Les Zombies font du ski permet au film de se faire remarquer.

The Dead don’t die : Jim Jarmusch s’essaye à la zombimédie

Après avoir exploré le monde des vampires dans Only Lovers Left Alive, Jim Jarmusch se paye une nouvelle escapade dans le film de genre en rassemblant tous ces comédiens et comédiennes favoris et traiter par l’absurde le film de zombies. Le film n’a pas reçu que des bonnes critiques et effectivement il faut accepter l’humour imposé par le réalisateur et se laisser porter par un casting qui s’amuse (Bill Murray en tête, comme toujours) pour être conquis par ce film. Mais pas d’inquiétudes, il a bien sa dose de gore pour réjouir les plus exigeants.

Little Monsters : le zombie en voyage scolaire

Ce film est un petit bijou d’humour et d’irrévérence. Cette histoire de zombies vues à travers un voyage scolaire de jeunes gosses de 5 ans aurait pu être des plus classiques. Il n’en est rien. Little Monsters se permet tout et la présence des enfants n’arrête pas le réalisateur ! L’histoire de Dave le looser qui tente de séduire la jolie institutrice et le centre de recherche militaire américain qui produit des zombies n’est certes pas originale mais c’est dans son traitement original qu’elle puise sa réussite. Mettre des enfants au milieu de ce remue-ménage, l’humour décapant et l’interprétation badass et sexy de Nyong’o en fait un film plutôt réussi à revoir pour une bonne soirée de rires.

L’étrange pouvoir de Norman : le zombimédie en dessin-animé pour enfants

Le dernier n’est pas le plus mauvais loin de là ! Paranorman ou L’étrange pouvoir de Norman est un des bijoux du studio Leika qui s’est fait une spécialité de tourner en stop motion de qualité, des films d’animations pour enfants avec un vrai sujet et une ambiance loin des paillettes dévolues à ce genre de film (on ne peut d’ailleurs que vous encourager à revoir leur chef-d’oeuvre Coraline ou le sympathique Les Boxtrolls). Et banco, pour terminer en beauté cette liste, on peut même retrouver une zombimédie pour enfants ! Que faut-il de plus qu’un film de zombies à voir avec ses enfants ?

Loïc Smars
A propos Loïc Smars 343 Articles
Fondateur et rédacteur en chef du Suricate Magazine