“Retour à Zombieland” : Règle n°2, le double tir. Est-il toujours nécessaire ?

Retour à Zombieland
de Ruben Fleischer
Comédie, Epouvante-horreur, Action
Avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Emma Stone
Sorti le 6 novembre 2019

Vous vous souvenez du voyage à Zombieland ? Il y a dix ans, les aventures de quatre survivants dans un monde envahi par les zombies bousculaient le box-office en apportant une nouvelle pépite au genre difficile de la comédie de zombies. Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Emma Stone et Abigail Breslin sont de retour pour cette suite qui révèle son lot de surprises.

On retrouve aussi nos héros dix ans après. Ils se sont réfugiés à la Maison Blanche et tente toujours de vivre un semblant de vie de famille. Mais Wichita commence à se poser des questions sur sa relation avec Columbus (surtout qu’il vient de la demander en mariage) et Tallahassee se prend un peu trop pour le père de Little Rock qui est devenue maintenant une jeune adulte. C’est le moment qu’elles choisissent pour prendre la poudre d’escampette. Mais si Wichita réapparait, Little Rock a décidé de faire sa crise d’adolescence et de s’enfuir avec un guitariste hippie. Il est temps pour les trois autres de repartir à l’aventure et de la retrouver. Surtout qu’une nouvelle génération de zombies bien plus dangereuse a été aperçue dans la région.

La plus grande surprise de cet opus est d’avoir pu retrouver le casting original (oui tout le casting, ne partez pas dès les premières secondes du générique !) malgré l’envol des carrières de Jesse Eisenberg et Emma Stone. C’est un pur plaisir de revoir l’acteur au débit infernal et le personnage badass de l’actrice, toujours accompagnés de l’ours mal léché de Woody Harrelson (qui ne cherche plus son Twinkie mais Graceland – la maison d’Elvis Presley) et de Abigail Breslin qui a pris en taille et en volupté.

Si on n’évite pas la surenchère habituelle dévolue aux suites, quelques clichés et ralentis inutiles et quelques longueurs, l’humour est toujours bien présent et de nouvelles trouvailles rendent ce second tirage nécessaire. Par exemple, le fait de voir l’évolution de ce monde dix ans après, la catégorisation hilarante des zombies ou encore (et surtout) les nouveaux personnages (dont un autre duo ressemblant fort à Columbus et Tallahassee).

Au final, Retour à Zombieland, malgré quelques faiblesses habituelles pour les suites, applique à merveille la règle n°2 du héros (Règle n° 2 : le double tir ou en anglais Double Tap, titre original de ce numéro 2) de toujours tirer une deuxième fois.

Loïc Smars
A propos Loïc Smars 321 Articles
Fondateur et rédacteur en chef du Suricate Magazine