Jane The Virgin – Saison 1 en DVD

jane the virgin dvd

Jane The Virgin

(Saison 1)

de Jennie Snyder et Perla Farias

Comédie, Drame

Avec Gina Rodriguez, Justin Baldoni, Brett Dier

Sorti en DVD le 2 décembre 2015

Diffusée aux Etats-Unis en 2014 et directement inspirée d’une telenovela vénézuélienne, Jane the Virgin nous fait le coup de l’immaculée conception moderne*. Tout en situations rocambolesques, la série prétend jouer avec les codes qui la régissent. Sans succès.

Si la pochette aux couleurs aussi girly qu’une publicité Alldays ne vous a pas dissuadé(e) de vous lancer dans cette série, voici ce qui vous attend. Jane a 23 ans et veut rester vierge jusqu’au mariage. Une éventualité qui semble proche après deux ans d’une belle relation avec son petit ami, Michael. Pourtant, sa vie va être bouleversée lorsqu’elle apprend qu’elle a été artificiellement inséminée suite à une erreur médicale. Par un hasard un peu fou-fou, le donneur, Rafael, s’avère être un ancien flirt et son actuel patron aussi beau que riche. Mais Jane n’est pas au bout de ses surprises, car elle apprend bientôt que son père, qu’elle n’a pas connu, n’est autre que la star de son feuilleton télévisé préféré.

À l’instar de Jennifer Lopez qui n’oublie pas d’où elle vient (from the block…), Jane The Virgin assume sa filiation avec les telenovelas sud-américaines en remettant au goût du jour la formule et en adoptant un regard ironique sur celles-ci. Bien que plus jeune et plus dynamique – rien de comparable ici avec tous ces plans (presque séquences) de Victor Newman qui sirote son scotch dans les décors austères en contre-plaqué des Feux de l’Amour –, Jane the Virgin est lumineux, énergique, mais reste cet espèce de soap mutant de 22 épisodes de… 43 minutes ! Le pilote et sa suite tentent d’installer du suspense, notamment avec une voix-off omnisciente, sorte de « guide de telenovela pour les nuls », mais en vain.

La série a un petit air de Gilmore Girls avec une mère immature et une fille trop sérieuse qui semblent pourtant avoir le même âge. Lauréate, on ne sait pas très bien pourquoi, d’un Golden Globe, Gina Rodriguez incarne Jane, cette jeune femme honnête, (présentée comme) attachante et pleine de peps. Son père, joué par le Mexicain Jaime Calim qu’on pourrait prendre pour Frédéric François il y a quelques années, appuie la mise en abime puisqu’il a lui-même été acteur de telenovela. Les autres personnages, Rafael en tête, semblent tout droit sorti d’un boys band des années 90. Le petit vent de fraicheur vient de la culture latino-américaine mise en avant, mais la série étant ce qu’elle est, un soap amélioré, elle convie aussi dans son sillage toute une série de clichés.

*Les couples ayant des difficultés à procréer seront ravis de voir que la procédure d’insémination artificielle semble s’être simplifiée au point de se confondre avec un simple frottis.

Elodie Mertz
A propos Elodie Mertz 116 Articles
Journaliste du Suricate Magazine

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