The generations – Tome 2 : Alight de Scott Sigler

auteur : Scott Sigler
édition : Lumen
sortie : septembre 2016
genre : young adult

A bord du vaisseau Xolotl, Em et ses compagnons débarquent sur la planète Omeyocan, grande cité aux innombrables immeubles délabrés.  Quelle est l’histoire de cet endroit abandonné ?  Avant d’éclaircir le mystère, les jeunes gens, sous l’égide d’Em, doivent s’organiser et trouver le moyen de survivre car rien n’est commun à ce qu’ils ont connu jusqu’ici.  Lors d’une expédition de reconnaissance, des indices montrent qu’ils ne sont pas seuls sur cette planète.  Em, Bishop, O’Malley et tous les autres sont-ils en danger ?  En outre, les Adultes, immondes personnages aux desseins monstrueux, refont surface…

La surprise du premier volume étant passée, il aurait été difficile que la suite soit tout aussi intrigante.  Et pourtant, Scott Sigler, grâce à sa maîtrise du rythme sans temps mort, arrive à nous garder en haleine dans cet univers tout nouveau.

C’est ainsi que dans la première moitié du roman, on découvre en même temps que les protagonistes un environnement insolite et inconnu dans lequel ils doivent tout apprendre.  On voit également s’y développer une microsociété de jeunes gens bourrés d’hormones.  Et comme dans tout rassemblement humain, les caractères forts s’enflamment et la compétitivité est exacerbée.  La manipulation et les luttes de pouvoir sont d’autres concepts bien présents au sein du groupe.  Il est intéressant de noter que quelle que soit l’envergure et la moyenne d’âge d’une assemblée, les mêmes règles et manigances se mettent en place de manière tacite.

Quant à la seconde partie, c’est du lourd : du sang, de l’action, des larmes et de l’amour.  Tout ce qu’on aime.  Ce mélange parfaitement dosé, toujours dépourvu de niaiseries grâce à la plume de l’auteur, se laisse dévorer page après page.

The generations – Tome 2 : Alight est d’autant plus captivant qu’il a une double casquette : à la fois roman d’action et d’apprentissage.  Effectivement, ces ados sont une fois encore livrés à eux-mêmes dans un monde sans adultes.  Em et ses compagnons doivent évoluer seuls et sans repères.  Les prises de décisions s’avèrent cruciales et ils n’ont pas droit à l’erreur.  Pas de mamie gâteau pour les apaiser ou leur donner confiance en la vie.  Ici les adultes ne bâtissent pas un futur pour les enfants, bien au contraire.  Un message est subtilement adressé aux (jeunes) lecteurs par tonton Sigler.  En gros ça donne ceci : agissez vous-mêmes pour votre avenir sans laisser personne vous dicter ce que vous devez devenir.  Ce qui confirme qu’en plus du talent, Monsieur Sigler a hérité de la sagesse du Dalaï-Lama.  Quel homme !

Et puis, malgré les inconnues, ô combien nombreuses, certaines d’entre-elles seront résolues au grand plaisir du lecteur, bouillant d’impatience et d’excitation tel un petit pou.  En effet, quoi de plus râlant qu’un récit qui vous met l’eau à la bouche sans jamais vous satisfaire de la moindre explication ?  Ici non seulement vous aurez des réponses, mais de nouveaux mystères feront leur apparition.

Alors, chers petits poux, ne boudez surtout pas votre plaisir et retrouvez l’univers de cette série dont la fin laisse présager surprises et autres stupéfactions à venir dans un troisième tome… A suivre !

Emmanuelle Lorriaux
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Journaliste