A la tombée du jour, un récit qui vous tiendra éveillé

Titre : A la tombée du jour
Auteur : Mary Kubica
Editions : Harper Collins
Collection : Harper Collins Noir
Date de parution : 5 juin 2019
Genre : Suspense psychologique

Auteur à succès, Mary Kubica nous revient cet été avec un nouveau roman paru aux éditions Harper Collins, A la tombée du jour.

Après le décès de sa mère, Eden, Jessica Sloane essaye de reconstruire sa vie. Elle loue un nouvel appartement, s’inscrit à la fac. Mais lorsque l’université l’informe que son numéro de sécurité sociale n’est apparemment pas valide et correspond à une autre Jessie Sloane, toutes ses certitudes volent en éclats. Les jours passent et le mystère ne fait que s’épaissir, aggravé par l’insomnie chronique dont souffre Jessie.

A la tombée du jour est construit comme un dialogue entre une mère qui fait l’impossible pour protéger sa fille, et Jessica qui cherche désespérément des réponses quant à ses origines. Le lecteur suit donc en parallèle et à 20 ans d’écart, les interrogations de Jessica et d’Eden quant au désir de maternité et toutes ses conséquences. Les questions que pose le livre sont assez pertinentes et toucheront un grand nombre de lecteurs car elles nous concernent tous. Qui ne s’est jamais interrogé sur le désir d’enfants, mais également sur la pression sociétale sur les jeunes couples, et les femmes en particulier, à procréer ? A la tombée du jour nous montre comment ce désir peut devenir une obsession.

En parallèle à la descente aux enfers d’Eden, Mary Kubica construit l’histoire de Jessica, jeune femme traumatisée par la mort de sa mère, en proie au doute et à l’incompréhension, qui deviendront vite de la paranoïa lorsque l’insomnie l’empêchera de lever le voile autour de ses origines. Au fil des chapitres, chacune des deux protagonistes perdra peu à peu la raison, jusqu’au dénouement final.

Et malheureusement, c’est peut-être la pirouette finale qui vient gâcher le suspense. Elle n’enlève bien entendu rien aux qualités du roman, mais laisse un goût d’inachevé aux lecteurs qui ont dévoré les 350 pages du récit d’une traite.

Au final, A la tombée du jour est un bon suspense sur le désir d’enfant et la relation entre une mère et sa fille, que l’on conseillera de prendre dans ses valises pour les vacances, quitte à inventer pour soi une fin alternative qui sera plus en phase avec la tension provoquée par ce récit.

Vincent Penninckx
A propos Vincent Penninckx 60 Articles
Journaliste du Suricate Magazine