[Avignon OFF 2016] Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski), aux Ateliers d’Amphoux

un air de bukowski boire baiser ecrire oldan

Mise en scène : Roland Abbatecola, Daniel Olive interprété et écrit par Oldan

Du 7 au 30 juillet tous les jours à 18h30 aux Ateliers d’Amphoux au Festival OFF à Avignon

Rien que le titre nous explique la partie immergée de la personnalité de Charles Bukowski : boire, baiser et surtout écrire. C’est cet acharnement à ces trois principes qui vont rendre l’auteur si populaire pour ses écrits et si dépravé dans sa manière de vivre. Sa manière de vivre influençant son travail et inversement. S’attaquer à ces écrits ou à sa personnalité, au théâtre, n’est donc pas une mince affaire.

C’est le défi que l’artiste-chanteur anar, Oldan, décide de relever : faire comprendre l’homme, faire découvrir ses écrits au public, faire vivre aux gens l’expérience d’une lecture live de Bukowski (car l’auteur était souvent amené à lire lui-même ses écrits et ces rencontres partants souvent en cacahuètes, elles ont forgé sa popularité et sa réputation sulfureuse).

Une chose est sûre, Oldan réussit à captiver le petit public des Ateliers d’Amphoux, de par sa voix, son talent de performer et son obsession à coller à la vérité du personnage (il part, par exemple, aux toilettes pendant le spectacle). On enchaîne les textes et les explications de la vie du poète comme l’artiste enchaîne (réellement ?) les bouteilles de bières (même si les deux premières sont de la Jupiler N.A.), d’alcool et de vins.

Le peu de spectateurs admis dans les caves qui servent de salle de spectacle mettent en danger le public et l’artiste. Mais permettent aussi de s’immerger totalement dans la performance souhaitée. Si Oldan nous captive pendant près d’une heure, le château de cartes s’effondre sur la fin, l’artiste cassant l’illusion en redevenant le comédien et justifiant/expliquant son acte. C’est trop tard, Bukowski s’est envolé et nous aussi.

Oldan réalise aussi d’autres performances similaires dans son antre en explorant Baudelaire, Oscar Wilde ou tout simplement au moyen d’une création personnelle : Histoires à douter de tout (Je suis le roi d’un pays qui n’existe pas ayant été annulé).

 

Loïc Smars
A propos Loïc Smars 304 Articles
Fondateur et rédacteur en chef du Suricate Magazine

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.