5 est le numéro parfait: regard nostalgique et décalé

5 est le numéro parfait
de Igort
Action, Thriller
Avec Toni Servillo, Valeria Golino et Carlo Buccirosso

Adapté d’un roman graphique italien par l’auteur lui-même, 5 est le numéro parfait a été présenté à la Mostra de Venise en 2019. Ce samedi, les spectateurs du festival du cinéma méditerranéen ont eu la chance de voir ce film dans lequel on sent l’influence des polars et de la musique des années 70.

Naples, 1972

Dans le Naples des années 70, Peppino Lo Cicero dit « Peppi », un ancien tueur à gages à la retraite, ne vit plus que pour la pêche, sa passion, et pour prendre soin de son fils Nino, qui lui a succédé au sein de la mafia. Mais une nuit, Nino est assassiné. Le monde s’écroule pour Peppi. Il exhume les armes du passé et repart en guerre, accompagné de son ami Toto le boucher. Dans le petit monde des clans mafieux, sa vendetta va déchaîner l’enfer… Aucune importance : comment craindrait-il la mort, alors qu’il ne passait plus son temps qu’à l’attendre ?

Un plaisir visuel

Visuellement, 5 est le numéro parfait est un plaisir, tant l’attention portée aux détails ainsi que les personnages et les objets sortis directement d’un film noir des années 70 réjouiront le spectateur nostalgique. D’autre part, le travail sur les ombres et la lumière le plongeront directement dans l’ambiance. De plus, le traitement ironique de la violence et des scènes d’action millimétrées comme un film de Hong Kong font que le spectateur en prend plein la vue tout en passant un agréable moment.

Film hommage donc au polar des années 70, le réalisateur ne s’encombre pas d’un scénario trop épais ou même d’un quelconque réalisme, l’intrigue principale étant la vengeance d’un père. Même si c’est évidemment assez peu, le spectateur ne s’ennuiera pas durant la projection.

Les nombreux lecteurs du roman graphique, traduit dans quinze langues et publié dans vingt pays seront sans doute enchantés de retrouver leurs héros sur grand écran. Pour les autres, il reste un film d’action au rythme soutenu et à l’esthétique léchée, qui n’a pas à rougir face à la concurrence.

Vincent Penninckx
A propos Vincent Penninckx 95 Articles
Journaliste du Suricate Magazine