Tori Amos: Unrepentant Geraldines

Tori Amos est de retour avec Unrepentant Geraldines, son quatorzième album.

Pour ce disque, Tori a voulu mettre l’accent sur l’art visuel qui a été une véritable inspiration pour elle.

Elle dit: « J’ai toujours été inspirée par les artistes pratiquant des arts visuels, peu importe le médium . L’art est comme la musique, il nous définit et dit qui nous sommes vraiment. Ces artistes secouent notre cerveau et nous font voir les choses et les gens qui nous entourent sous un autre angle. Au travers l’application de la couleur par l’artiste, le schéma et les pigments, je peux dire que je commence à voir et même à entendre vraiment ».

Et quand on prête l’oreille à ce nouveau disque, on comprend vraiment ce qu’elle veut dire. Ce disque s’apprécie davantage après plusieurs écoutes car on découvre chaque fois un détail nouveau dans les accompagnements ou dans son chant que l’on avait pas entendu la première fois.

Il faut souligner que ce disque marque enfin le retour de Tori avec son groupe. La guitare y est beaucoup plus présente (voir America ou Trouble’s Lament)et l’album sonne beaucoup plus comme Under The Pink.
Beaucoup de fans attendaient un disque comme celui-ci car le côté classique qu’avait prit la chanteuse depuis un certain temps commençait à peser dans ses compositions. On sentait un certain manque d’inspiration dans ses compositions qui commençaient à se ressembler quelque peu.

Les styles et les thèmes de ses chansons sont très variés. Elle parle ainsi du frison que nous apporte le danger dans Troubles Lament, du scandale de la NSA dans Giant’s Rolling Pin ou encore du fait de faire la paix avec ses peurs et ses démons dans Oysters.

Mais le plus touchant est ce duo qu’elle nous offre avec sa fille Tash dans Promise. Côté musique, on est vraiment gâté avec des chansons assez rythmées (Troubles Lament, Wedding Day) où les musiciens se complètent assez bien.

D’autres comme Weatherman sont plus basées sur des compositions piano-voix dans lesquelles on retrouve des mélodies tantôt mélancoliques, tantôt légères.

La chanson Giant’s Rolling Pin fait partie de cette catégorie où l’on respire un peu.
Tori sait aussi jouer sur le timbre de sa voix pour apporter une couleur différente et une variation dans un même morceau.

Il y a aussi un peu d’expérimentation sur ce disque avec la chanson 16 shades of blue. On y retrouve un tempo électro sacadé, une suite d’accords joués à chaque temps et la voix de Tori passer brièvement dans un porte-voix.

Maids Of Elfen-Mere est typiquement le genre de chanson où la sensibilité est au rendez vous et beaucoup de fans retrouveront justement La Tori dans ce mélange de mélancolie et de musique orientale que l’on trouvait beaucoup sur l’album Abnormally Atracted to Sin.

Notons aussi la superbe chanson Selkie sur laquelle Tori fait ronronner son Bösendorfer de façon sublime.

Ici, Tori nous propose un album qui marquera un tournant dans sa discographie. Cela fait vraiment du bien de retrouver l’authenticité de cette artiste au talent incroyable.

De plus, comme à chaque album, elle nous offre une profusion de chansons (17 si l’on ajoute les bonus) toutes plus réussies les unes que les autres.

Un album coup de cœur, donc, que je recommande à tous les fans ainsi qu’aux personne ayant besoin d’écouter une artiste ayant un véritable univers.

Découvrez la chronique de son concert au Cirque Royal en cliquant ici

Christophe Pauly
A propos Christophe Pauly 484 Articles
Journaliste et photographe du Suricate Magazine

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