Barbecue d’Eric Lavaine

barbecue affiche

Barbecue

d’Eric Lavaine

Comédie

Avec Lambert Wilson, Florence Foresti, Franck Dubosc, Guillaume De Tonquédec, Lionel Abelanski

Sorti le 30 avril 2014

Critique :

Pour ses 50 ans, Antoine a reçu un cadeau original : un infarctus. À partir de maintenant, il va devoir « faire attention ». Or, Antoine a passé sa vie entière à faire attention : attention à sa santé, à ce qu’il mangeait, attention à sa famille, à accepter les travers de ses amis, et à avaler de trop nombreuses couleuvres… Désormais, il va adopter un nouveau régime. Mais en voulant changer sa vie, on change forcément celle des autres…

Cinquième long métrage d’Eric Lavaine, Barbecue demeure dans le genre de prédilection du réalisateur : la comédie. Tout est parti du dicton populaire « Il n’est de plus belle famille que celle que l’on se crée (les amis) » que le cinéaste a voulu compléter : « le problème c’est qu’au bout de vingt ans, les amis ça devient comme une famille. Avec ses conflits, ses jalousies parfois, ses brouilles, ses secrets, ses non-dits… Ça prend la tête les amis, mais à l’arrivée on ne peut pas s’en passer ».

Et c’est bardé d’une brochette d’acteurs français contemporains, liés corps et âmes à l’humour et aux one (wo)man shows, que Lavaine nous propulse au cœur des relations amoureuses et amicales de tous les jours. Franck Dubosc, Florence Foresti, Lambert Wilson, Guillaume de Tonquédec et j’en passe, se prêtent sans détour à des joutes verbales parfois géniales, souvent potaches. Les enfants, le mariage, l’amitié, tout le monde en prend pour son grade.

Les analogies avec la trilogie du Cœur des Hommes, Le Prénom ou encore Les Petits mouchoirs sont évidentes mais Eric Lavaine reste cependant un cran en dessous, ne proposant finalement qu’une série de saynètes au potentiel comique pas toujours bien exploité.

Bref, Barbecue c’est un peu le « mes amis, mes amours, mes emmerdes » de Lavaine. Si les stéréotypes sont d’usage et que le scénario tient sur un demi post-it, certaines répliques cinglantes, choisies judicieusement, résonneront encore dans les têtes des spectateurs après la séance. Un film sans grande prétention, loin d’être novateur, mais efficace dans la forme et le fond.

Quentin Geudens
A propos Quentin Geudens 95 Articles
Journaliste du Suricate Magazine

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