Avec Mowgli, Netflix montre ses muscles

Prévue pour le 7 décembre sur Netflix, la sortie du film en prise de vues réelle et capture de mouvements Mowgli est sur toutes les lèvres. Et pour cause, le film d’Andy Serkis, racheté à la Warner par la plate-forme de streaming, est doté d’un casting hors normes. Christian Bale (Bagheera), Cate Blanchett (Kaa), Benedict Cumberbatch (Shere Khan) et Andy Serkis lui-même (Baloo) ont en effet apporté leur jeu d’acteur et leur voix aux personnages principaux du récit. Des stars habituellement absentes des productions du grand N rouge vif. De bon augure pour la suite ? Pas totalement !

Ce n’est un secret pour personne, Netflix est passé à la vitesse supérieure depuis deux ou trois ans. Si son catalogue comportait d’innombrables séries qualitatives griffées de son nom, c’était nettement moins le cas pour les productions longs métrages qui lorgnaient plus vers la série Z. A coup de plusieurs milliards de dollars, le service de streaming s’est alors lancé dans une course à l’armement, à savoir proposer de 50 à 80 exclusivités par an, rachats et productions originales confondus. En sont ressortis des films comme Okja, Annihilation, I Don’t Feel at Home in This World Anymore, Outlaw King ou encore le récent La Ballade de Buster Scruggs des frères Coen. Du neuf donc sous le soleil de Los Gatos, même si Netflix devra encore faire mieux pour dompter l’offre de son concurrent Amazon, en particulier au niveau des films à gros budgets et gros castings. Ce sera le cas avec le film de Michael Bay Six Underground et celui de Steven Soderbergh The Laundromat, pour l’instant bien esseulés. A noter que l’an prochain, Disney lancera son colosse Disney+ qui devrait, lui aussi, proposer de nombreuses productions originales et exclusives.

Matthieu Matthys
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Omniscient avorté, avide de nouveautés et en recherche perpétuelle du pourquoi du comment, je suis fondateur, directeur de publication et responsable cinéma du Suricate Magazine.