The American Dream Factory : Andy Warhol à la Boverie

The American Dream Factory : Andy Warhol à la Boverie

Andy Warhol n’est plus à présenter. Né à Pittsburgh en 1928 de parents ruthènes de Slovaquie, il a incarné tant par sa vie que par son œuvre le fameux rêve américain. Avec l’exposition The American Dream Factory, le musée de La Boverie à Liège, en coproduction avec l’agence Tempora et l’association Demeter, questionne les différentes facettes de ce rêve américain. Quelle forme a-t-il pris depuis les années 1950 ? A-t-il encore un sens de nos jours ?

Quatre décennies pop art riches en bouleversements

The American Dream Factory place le visiteur devant les créations du chantre du pop art et le laisse rentrer en résonnance avec elles. Comme toujours, chaque création prend tout son sens lorsqu’elle est mise en contexte, que ce soit quant à sa place dans l’oeuvre générale de l’artiste ou dans l’époque dans laquelle elle se déploie. Avec la volonté de permettre une compréhension fine de l’approche artistique d’Andy Warhol, l’exposition est divisée en quatre périodes allant des années 1950 aux années 1980, quatre décénnies phares pour l’artiste.

Des incontournables aux œuvres moins connues

Un sas historique retrace les grands faits marquants de chaque époque, ce qui permet de mieux appréhender par la suite les oeuvres. Les incontournables y sont bien sûr présents : les Brillo Box, les iconiques boîtes de soupe Campbells, ou encore ses tirages de portraits aux couleurs pétantes. Mais à côté de ces œuvres emblématiques, on trouve aussi des pièces moins connues prêtées par des collections privées dont certains, inédites, ne sont que rarement voire jamais exposées. Celles-ci s’épanouissent merveilleusement dans une scénographie très moderne ayant intégré dans un style contemporain les fameux “accrochage” warholien : un papier peint pop à motifs répétés sur lequel sont accrochés les tabelaux et autres affiches.

Le portrait d’un homme aux multiples visages

Au fil de la visite, le visiteur découvre comment Warhol a su rendre compte avec justesse – et avec une ironie peu voilée – d’une Amérique tournée vers le consumérisme et le divertissement. Construisant au fur et à mesure son propre personnage, il s’est lui-même vendu, devenant un objet de consommation. Homme à la créativité riche et variée, il a été tour à tour peintre, dessinateur, réalisateur ou encore mannequin. Mais Warhol reste avant tout un self-made man. Et l’hommage que lui rend The American Dream Factory est une réussite visuelle et narrative exceptionnelle.

Informations pratiques

  • Où ? La Boverie, Parc de la Boverie, 4020 Liège.
  • Quand ? Du 2 octobre 2020 au 28 février 2021, du mardi au vendredi de 9h30 à 18h, et le weekend de 10h à 18h.
  • Combien ? 17 EUR au tarif plein. Plusieurs tarifs réduits disponibles.

 

A propos Elodie Kempenaer 107 Articles
Journaliste