Nouvel album de Jamie Lidell

Depuis son récent déménagement à Nashville, l’anglais Jamie Lidell n’est pas resté les bras croisés et en a profité pour composer un nouvel album éponyme.

On le connait pour ses talents vocaux de beatbox qui l’ont permis de collaborer avec des artistes comme Feist ou Beck (qui lui avaient rendu la pareille en contribuant à Compass, son dernier album en 2010). Mais il faut reconnaître que Jamie Lidell est aussi doté d’une superbe voix et d’un très bon peeling.

Ici, Lidell ne s’est entouré que de neuf personnes (contrairement au 24 musiciens qui avaient joué sur Compass).

Parmi ces talents cachés, Matt Chamberlain, un batteur très doué qui a collaboré avec énormément de monde dont Tori Amos depuis 1998.

Dès le premier morceau (I’m Selfish), on sait tout de suite où on met les pieds.

Lidell nous plonge vingt ans en arrière quand Prince délivrait un punk mêlé d’életro. Des synthés délirants, un beat particulier et surtout cette façon de chanter qui rappèle furieusement celle de «The Artist».

Big Love en étonnera plus d’un avec ces sons très typiques des années 80 dont on ne se lasse jamais.

What A Shame est beaucoup plus moderne avec ses voix au pitch très trafiqué.

Do yourself a faver est plus funk avec sa basse qui domine tout le long du morceau.

You Naked nous embarque dans un univers bizarre fait de basses au son robotique. Là aussi, les arrangements vocaux de Lidell sont très réussis et accompagnent parfaitement Jamie dans ses excentricités.

Le titre Why ya why suggère déjà quelque chose de particulier. En l’écoutant, on se rend compte de le chanteur s’est vraiment fait plaisir en modifiant les voix rappèlent ce que l’on obtenait en ralentissant un 45 tours en 33 tours.

You Know my name et So Cold nous replongent dans l’univers de Prince avec leurs synthés très présents.

Dans l’ensemble, cet album est surprenant et très réussi. Son approche est osée mais le résultat est à la hauteur et prouve que Jamie Lidell est un chanteur qui sait innover de façon réussie.

Christophe Pauly
A propos Christophe Pauly 485 Articles
Journaliste et photographe du Suricate Magazine

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