Le tombeau des glaces: fin de cycle pour Résilience

Dessin & scénario : Augustin Lebon
Edition : Casterman
Sortie : 08 juillet 2020
Genre : Action, Aventure

Débutée en mai 2017, la série Résilience, scénarisée et dessinée par Augustin Lebon, touche à sa fin avec son quatrième tome, Le tombeau des glaces, sorti le 8 juillet. S’emparant d’un sujet brûlant, l’auteur a su proposer aux lecteurs un récit d’anticipation musclé qui ne dévie pas de son message réaliste et écologiste.

Les ravages de l’agro-business

Hiver 2075. L’Europe est toujours un vaste désert agricole. DIOSYNTA, une firme toute puissante, exploite l’essentiel des terres en s’appuyant sur son armée privée. Mais un réseau d’activistes, baptisé La Résilience, tente de lutter contre cette hégémonie totalitaire. La P.O.P.1 est une nouvelle espèce de plante transgénique développée en secret par DIOSYNTA. Missionnés par la Résilience, Ellen et Adam font route vers un laboratoire immergé dans la banquise arctique afin de détruire cette culture néfaste, tandis qu’Agnès, la compagne d’Adam, suit à distance les progrès de l’opération.

En ces temps d’urgence écologique, où un grand nombre de citoyens réalisent que le modèle productiviste ne fait qu’appauvrir la terre, le nombre de documentaires, livres et bandes dessinées sur le sujet ne manque pas. Le point fort du scénario d’Augustin Lebon est d’insérer ces considérations environnementales dans une série d’action classique afin d’intéresser un large éventail de lecteurs. Rien de militant dans Le tombeau des glaces, uniquement un rappel sur les ravages de l’agro-business.

Un bon récit d’aventure

En analysant cet album sous ce prisme, on peut dire que l’auteur a réussi son pari. Les pages défilent devant les yeux du lecteur, qui aura du mal à ne pas lire cet album d’une traite, tant il est prenant. L’album possède un bon équilibre entre scènes d’action et intrigues politiques et les lecteurs seront heureux de connaître le sort réservé à leurs héros. La mise en couleur de Poupelin met également bien en valeur le dessin de Lebon et contribue à rendre la lecture agréable.

Au final, Le tombeau des glaces est un album qui tient ses promesses. Certes ce n’est pas une grande fable écologique, mais en tant que série d’aventure, elle remplit à merveille son rôle.

 

Vincent Penninckx
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Journaliste - Responsable BD du Suricate Magazine