Le reste du monde: Les frontières

Scénario et dessin : Jean-Christophe Chauzy
Editions : Casterman
Sortie : 17 octobre 2018
Genre : Aventure

Débutée en 2015, la série Le reste du monde réalisée par  Jean-Christophe Chauzy en est à son troisième tome (sur quatre). Connu pour des séries telles que La vie de ma mère ou Un monde merveilleux, il nous revient ici avec un récit d’aventure aux accents post-apocalyptiques.

Lorsqu’une série de tremblements de terre surviennent en Europe, Hugo, Jules et leur mère vont se retrouver coincé dans les Pyrénées orientales. Suite au manque de réactivité des autorités, ils réaliseront qu’ils ne peuvent se fier qu’à eux-mêmes, dans un monde où les us et coutumes de la civilisation disparaissent à vue de nez. A la recherche de leur père et d’un endroit sûr, ils devront faire face aux pillards et aux fous de Dieu, et réapprendre les réflexes de survie pour mener à bien leur quête.

Jean-Christophe Chauzy n’est pas le premier auteur qui s’aventure dans ce genre de récit post-apocalyptique. Néanmoins, il se distingue des autres productions par la simplicité de son scénario. Ici, point de zombies ni de savants fous, mais un tremblement de terre, une révolte de la nature qui met à plat tout le système. Un autre point à souligner est que l’auteur distille avec parcimonie les informations sur la catastrophe, laissant les lecteurs comme les héros dans l’expectative et rajoutant une bonne dose de claustrophobie à la paranoïa ambiante. Toutefois, Si la question principale soulevée par l’auteur est de savoir ce qu’il reste de notre humanité lorsque le vernis de la civilisation s’est craquelé, il faut avouer qu’il ne nous apporte pas de nouvelles pistes de réflexion par rapport aux nombreux ouvrages déjà écrits sur le sujet.

Le lecteur pourra cependant se reposer sur un récit haletant de bout en bout et surtout à un travail graphique de toute beauté. Les descriptions en pleine page de cet univers post-apocalyptique où la terre semble avoir rejeté sur les côtes le trop plein de ce que la civilisation humaine voulait lui faire ingurgiter est de toute beauté et en même temps cauchemardesque. A croire que l’auteur s’est inspiré des récits bibliques de l’apocalypse pour imaginer les fléaux qui s’abattent sur nos héros.

Le reste du monde est donc à conseiller aux lecteurs qui cherchent un grand récit d’aventure, la beauté graphique en plus.

Vincent Penninckx
A propos Vincent Penninckx 76 Articles
Journaliste du Suricate Magazine