Un été à Osage County de John Wells

un ete a osage county affiche

Un été à Osage County

de John Wells

Drame, Comédie

Avec Meryl Streep, Julia Roberts, Ewan McGregor, Benedict Cumberbatch

Sorti le 26 mars 2014

Critique :

C’est suite à la disparition soudaine de leur père Beverly Weston, que ses trois filles se réunissent chez leur mère. Une mère fantasque, accro aux médicaments et terriblement égocentrée.

Une fois la famille au complet dans la maison de leur enfance, les secrets et les drames vont éclater successivement. La famille va-t-elle rester soudée ou succomber à la déchirure ?

Un été à Osage County est l’adaptation d’une pièce de théâtre de Tracy Letts, portée à l’écran par John Wells, dont c’est le second film.

Le casting chatoyant animant cette œuvre est déjà une raison suffisante pour se rendre au cinéma les yeux fermés (sauf en traversant la rue, ce qui peut s’avérer dangereux).

Violet, la mère, est interprétée par Meryl Streep, qui une fois de plus, est-ce même encore utile de le préciser, donne une prestation qui n’a d’égale que certains concertos de Prokofiev, vibrant au diapason des autres acteurs qui l’entourent. Julia Roberts, Ewan McGregor, Chris Cooper, Julianne Nicholson et bien d’autres encore…

Malgré ce casting exhibant les faciès les plus connus de leur génération, on oublie vite le côté « cours d’acting » pour se laisser embarquer dans cette histoire de famille, tragique et complexe.

Cependant, une sensation de trop, presque d’écœurement, s’installe dans la deuxième moitié du film.

Des redondances de hurlements, de portes qui claquent et de larmes, toujours ou presque heureusement relevées par une réplique cinglante et subtile d’un des personnages.

Jean Gabin disait : « Pour faire un bon film il faut trois choses : Une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire ». Si on se repose alors sur cet adage, le pari semble raté pour Un été à Osage County.

Mais il est impossible d’être si manichéen. Le film de John Wells, brille sous beaucoup d’aspects, c’est beau, c’est propre, c’est émouvant, c’est drôle… C’est américain. Avec tout ce que cela peut comporter d’ambigu dans la démarche.

 

Groucho Marx
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Journaliste du Suricate Magazine

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