[BIFFF 2022 : Jour 1] Coup d’envoi et film d’ouverture pour le BIFFF 2022

C’est parti pour le BIFFF 2022 ! 102 films dont 12 en première mondiale, 9 en avant-première européenne, et 60 films en avant-première belge, une ambiance de feu et un 40e anniversaire qui s’annonce déjà épique pour le meilleur festival du monde. Cela fait deux ans que la rédaction du Suricate attend cela alors accrochez-vous pour suivre nos pérégrinations fantastiques et horrifiques pour les deux prochaines semaines. 

 

L’InTROUduction du Rédacteur en chef

Allumeeeeeeer le feuuuuu ! Pour le début des 40 ans du BIFFF, les organisateurs n’ont pas oublié que c’est aussi les 5 ans de la mort de Johnny et ont voulu enflammer le public grâce à la performance de Pyronix. C’est beau, ça brûle, mais pas de temps à perdre, il faut encore boire une troll avant le début de la séance d’ouverture !

Vesper : prenez-en de la graine !

PUTAIN ÇA NOUS AVAIT MANQUÉ. Tel un morpion avec l’entrejambe de Gérard Depardieu, nous avons retrouvé aujourd’hui notre Mecque, notre Eden, notre raison d’être.

Ça y est mes gâtés, je m’émeus. Il faut dire que ces 2 ans sans BIFFF en chair et en os (big up quand-même à l’équipe pour le BIFFF virtuel de l’an dernier) nous ont laissé exsangue tels les testicules d’un routier après avoir croisé Jean-Charles Luperto. Ah oui, on va repartir sur de bonnes bases, je vous préviens. Parce qu’on a accumulé deux ans de conneries et là, faut que ça sorte alors autant vous mettre en garde, ça va gicler (that’s what she said). Et pour cette 40e édition, exit le Bozar et bienvenue au Palais 10 sur le plateau du Heysel. À l’endroit-même où a été tournée la vidéo d’introduction des films du BIFFF il y a quelques années (mais oui vous savez, la diligence, à droite, à gauche, ahouuuuuuuuuuuu, les boules, etc.). Cette coïncidence plus troublante qu’un anneau pénien chez ta belle-mère vient s’ajouter aux éléments EXCLUSIFS déjà révélés dans Le Suricate l’an dernier quant au complot de l’élite théocratique pédophile que nous cache l’équipe du BIFFF (Pour plus d’informations cliquez ici, pour un bon porno, tapez sur Xvideos Je me suis transformé en vampire parce que j’aime la bite). Si certaines choses ont changé au BIFFF, d’autres traditions persistent. Après le spectacle proposé par Pyronix, la séance d’ouverture débutait l’inauguration officielle du festival des œuvres de John McTiernan et quelques magnifiques vidéos qui résumaient à merveille 40 années du meilleur festival au monde. Certaines mauvaises langues ont pu évoquer ensuite un problème technique qui aurait retardé la projection du film d’ouverture, Vesper, de près d’une heure. Dans l’équipe du Suricate, nous ne prêtons pas l’oreille à de tels racontars et cela n’a rien à voir avec le fait que nous étions en terrasse à boire des Trolls.

C’est donc parfaitement à l’heure que débutait ce premier film du BIFFF 2022 et autant vous le dire, on ne part pas sur de l’optimisme béat. Jugez plutôt : dans un monde futuriste aussi désert que le centre-ville de Bruxelles après le plan Good Move, la jeune Vesper doit jongler entre son père paraplégique, la nature inhospitalière et les avances lubrique de son oncle de Charleroi. Et pour briser cette monotonie, Vesper va rencontrer Camellia qui s’est crashée près de chez elle avec son père. Véritable ode dystopique, ce Vesper va tirer ses influences dans des œuvres aussi variées que La Route, A.I. Intelligence artificielle ou même un peu de Avatar. Parfois lent mais toujours juste, le film de Kristina Buozyte et Bruno Samper nous offre d’emblée un spectacle plus confidentiel de la fin du monde en restant volontairement vague sur les grands enjeux de cette apocalypse. Un choix scénaristique qui paie puisque nous nous retrouvons très vite transporté par le film et par un casting brillant avec une mention spéciale pour Eddie Marsan et pour la jeune Raffiella Chapman. Vesper joue parfaitement avec les codes du genre et arrive à les retranscrire brillamment tout en évitant la plupart des erreurs habituelles.

Bref, vous l’aurez compris, ce festival débute sous les meilleurs augures. L’occasion aussi de remercier toutes les personnes qui rendent ce festival possible et qui nous permettent de déverser nos conneries imbibées. Le BIFFF est de retour et comme dirait l’autre, ÇA VA CHIER !!!!!

Loïc Smars et Olivier Eggermont

A propos Olivier Eggermont 99 Articles
Journaliste du Suricate Magazine