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    [BIFFF 2026 Jour 1] Une première journée bien sanglante, ça c’est des bons FFFilms

    C’est reparti ! Le BIFFF est de nouveau dans nos vies. Et pour ne rien nous épargner, ils ont décidé d’étaler le festival sur 15 jours. Parce qu’il n’y a plus qu’une salle, disent-ils. Moi, je sais que c’est pour faire de nous des zombies ! Ou baisser notre vigilance afin de rejoindre leur secte ! Ou que nos âmes envahissent le Palais 10 ! Mais qu’allons-nous devenir ? Ca vous tente Matthieu et Olivier qui hantent les couloirs ? Loïc en gourou de secte ou Orlyna qui tente de vous bouffer ? On verra dans 15 jours, ça ne sert à rien de trop réfléchir et en plus, on a trois films à voir ce soir. C’est parti ! Tuez encore…

    Nightmare, 2ème partie : il ne faut pas se marier !

    C’est reparti pour un deuxième tour. Si Grace s’en est sortie de justesse lors de sa première partie de cache-cache, le jeu est loin d’être terminé. La secte dans laquelle elle s’est retrouvée est – vous vous en doutez bien – bien plus vaste que la seule famille Le Domas. Partout dans le monde, des lignées se préparent à rejoindre les États-Unis pour participer à ce deuxième niveau que Grace a enclenché sans même le savoir. Comme quoi, l’instinct de survie n’est pas toujours une bonne chose… Cette fois-ci, Grace est accompagnée de sa petite sœur, qu’elle n’a pas vue depuis longtemps. (Elles ne se sont pas parlé pendant sept ans.) La relation est donc, forcément, un peu tendue.

    Voir Wedding Nightmare 2 sans avoir vu le premier est, en réalité, une excellente idée. Le film fonctionne très bien de manière autonome. On y trouve suffisamment d’éléments pour comprendre le chaos dans lequel se retrouve notre mariée-warrior. Avec une prémisse simple, Bettinelli-Olpin & Gillett livrent un pur moment de violence jubilatoire. C’est jouissif, c’est brutal, et ça part en vrille très rapidement — pour notre plus grand plaisir. Au-delà de l’histoire, c’est surtout le casting qui impressionne. Mais quel casting… mon dieu. Un casting à la hauteur de la folie du récit. Elijah Wood incarne un avocat du diable étrangement attachant. Sarah Michelle Gellar régale dans son rôle de sœur dominatrice, tandis que Shawn Hatosy, en frère jumeau psychopathe, prouve encore une fois qu’il excelle dans ce type de rôle. Mention spéciale à Juan Pablo Romero (Felipe El Caido), très convaincant dans la peau d’un enfant de 11 ans glissant avec un peu trop de joie sur la pente sombre de sa famille.

    Petit regret toutefois : ne pas avoir vu davantage Bill Wilkinson (Kevin Durand). Son introduction promettait quelque chose d’incroyable. Mais bon, ses actions correspondent exactement à ce qu’on attendait de lui… il a donc peut-être eu le temps d’écran qu’il méritait et comme ça, il y a de quoi marqué les esprits. Preuve en est, cette chroniqueuse en parle encore.

    Et bien sûr, Samara Weaving revient plus forte que jamais. Lorsqu’elle enfile sa robe et ses Converse, une vraie vague de soulagement nous envahit. On savait que ça allait arriver, mais cette robe… elle est essentielle pour se retrouver dans la bonne psyché pour l’heure et demie qui nous attends. Aux côtés de Kathryn Newton, qui incarne sa sœur Faith, le duo fonctionne à merveille : explosif, drôle et étonnamment crédible. On pourra néanmoins regretter la répétition de certains de leurs dialogues. À un moment, le « tu m’as abandonnée – non, ce n’est pas vrai », ça va deux minutes…

    Comme dirait un collègue : « Plus de gens qui explosent, moins de dialogues ». En somme, un très bon film, qui mérite son public — et qui donne en plus envie de (re)voir le premier ! O.Ek.

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    Sisu 2 : Zinedine « Sisu » Zidane

    Comme disait Louane, c’est le Jour 1, celui qu’on retient. Celui qui s’efface, quand tu me remplaces. Quand tu me retiens, c’est celui qui revient. Et en parlant de revenir, c’est aussi le grand jour du retour de Sisu au BIFFF ! Car Sisu 2 au BIFFF à la suite de Wedding Nightmare 2, c’est un peu comme si on mettait la finale de la Ligue des Champions juste après la finale de Koh Lanta ! Les attentes sont énormes mais on sait qu’on va passer des moments incroyaux. Et après s’être régalés sur Wedding Nightmare 2, la barre était pourtant haute. Mais Sisu, c’est un peu comme un Irish Coffee. Mais sans la chantilly. Et sans le café. En fait, Sisu, c’est un shot de whisky suivi d’un shot de vodka, puis un shot de chartreuse. Et un petit double expresso sur la fin pour faire passer tout ça. Et on ne va pas se mentir, c’est ça qu’on aime au BIFFF. Se bourrer la gueule ? Non. Enfin oui mais pas uniquement. On aime quand c’est frontal ! Pas besoin de dialogues, de mise en place de personnages, d’émotions ou même de profondeur. Tu nous mets un Finlandais qui dézingue des gars avec une imagination débordant et on est heureux. La vie est belle comme a dit Jonathan ! On ne va pas se mentir, Sisu 2, c’est Sisu 1 mais avec des communistes. Parce que oui, Korpi c’est un peu le macronisme. Il renvoie dos-à-dos les deux extrêmes. Après avoir dégommé des nazis dans le premier, il en fait de même pour les communistes maintenant. Pas de jaloux ! Mais contrairement aux mandats de Macron, si vous avez aimé le premier, vous allez adorer le second ! Présenté au BIFFF 2023 dans une ambiance des grands soirs, Sisu avait conquis le public et sa suite le fait aussi de bien belle façon. Et avec la même recette. De la violence gratuite, des morts inventives et un gadjo aussi bavard que mon oncle après son cinquième Ricard/Get 27. Et ça marche. Alors oui, j’entends déjà les âmes chagrines nous dire que pour faire un bon film, il faut plus de finesse. Il faut un personne qui soit plus fouillé. Des adjuvants et des opposants moins manichéens et pas juste un déchaînement de violence aveugle. Eh garçon. On est au BIFFF ici. On n’est pas sur la croisette ! Alors tu me ranges ton air de Hugues Dayez et si t’es pas content, touche à ton cul et sens ton doigt. 

    Parce que oui, l’organisation du BIFFF sait ce qu’on aime. Alors merci le BIFFF de nous donner des moments d’exception comme ça. De nous faire vibrer, rire, hurler, vivre tout simplement. Car oui, le BIFFF, c’est la vie ! C’est reparti pour deux semaines de bonheur motherfuckers ! O.Eg.

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    Deathgasm 2 : rock black metal sataniiiiiiiiiiiste !

    Encore euphorique de cet enchaînement Ready or Not 2/Sisu 2, on se pointait sur Deathgasm 2 avec une banane dans l’œil jusqu’au coude. En même temps, clôturer la première journée de BIFFF avec un film de 00h30 où un groupe de death metal invoque des zombies, ça a de quoi nous vendre du rêve. Surtout que pour ceux qui s’en souviennent, le premier Deathgasm était déjà passé au BIFFF. Oui oui, c’était le dernier film de la Night 2016. Vous voyez, celui où vous dormez à partir de la minute 10 sur l’épaule de votre voisin. Celui-là, exactement ! Alors, je ne vais pas vous mentir, je ne me souvenais pas du 1. Et si le trois passe au BIFFF dans 10 ans, il y a peu de chances que je me souvienne du 2 aussi. Après leur apocalypse zombie black metal, le héros du premier opus, Brodie, est resté coincé dans la même routine que nous pour les deux prochaines semaines : boire, se toucher la nouille et appeler son ex bourré à 3h du matin. Ceci est donc un avertissement : Anastasia, Charlotte, Justine et Cindy, mettez votre téléphone en mode avion pour les deux prochaines semaines avant d’aller vous coucher pour m’éviter des moments gênants. Bedankt ! 

    Et le film, me direz-vous ? Ah ben le film c’est comme le premier. Groupe de metal, zombies qui bouffent des gens, pouvoir de l’amitié, l’amour de sa vie se rend compte à quel point il est cool, gros riff de guitare et blagues potaches. Rien de bien nouveau mais ça reste efficace, ça nous aura décroché quelques rires au milieu de nos somnolences et ce Deathgasm 2 clôture donc de bien belle manière une première journée qui aura tenu toutes ses promesses. Un bon nanar de fin de soirée, y a pas à dire c’est toujours chouette. Bon, je vous laisse, j’ai été assez con pour programmer un padel à 9h30 un lendemain de BIFFF. Oui, je suis ce genre de connard. Bisous. O.Eg.

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    Orlyna Ekila et Olivier Eggermont

    Olivier Eggermont
    Olivier Eggermont
    Journaliste du Suricate Magazine

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