Ce troisième jour au BIFF Market s’est voulu un peu plus calme, mais certainement pas moins riche en échanges.

La matinée a laissé place aux rencontres one on one, véritables moments privilégiés pour provoquer des rendez-vous entre artistes et professionnel·le·s du secteur. Je me suis faufilé au travers des esprits encore en ébullition au lendemain des sessions de pitch, et c’est assez réjouissant de constater à quel point le BIFF parvient à instaurer une telle fluidité dans les rencontres.
L’occasion idéale, aussi, de vous parler de leur plateforme en ligne.

Car oui, le BIFF Market ne se limite pas à ses murs. Une plateforme dédiée permet d’entrer directement en contact avec les autres participant·e·s. Pour les plus timides — ou celles et ceux qui n’osent pas interrompre une discussion en cours — c’est un outil particulièrement bien pensé. On peut y discuter, bien sûr, mais aussi signaler son intérêt pour un projet ou un profil, notamment après les pitchs de mardi. Un simple “like”, et l’artiste est notifié qu’un·e professionnel·le a accroché avec son projet. Simple, efficace, et surtout : ça évite bien des faux-semblants.

La plateforme donne également accès à une base de données complète de tous les projets présentés, ainsi qu’à la sélection PitchBox (dont le palmarès sera dévoilé vendredi soir). Une manière très pratique de replonger dans certaines propositions, de revoir des informations, de consulter des vidéos ou encore de suivre l’état d’avancement des projets. Une véritable carte d’identité du marché, franchement bienvenue.
On peut aussi y consulter le programme, organiser son agenda, ou encore garder une trace des projets qui ont retenu notre attention. Et pour celles et ceux qui ne peuvent pas être sur place : certaines rencontres peuvent se faire en ligne, et plusieurs événements sont accessibles à distance. Cerise sur le gâteau : après l’avoir testée, je peux vous dire que la plateforme est fluide, intuitive, et sans accroc. Chapeau bas.
La journée s’est donc poursuivie au rythme de ces échanges, souvent longs, parfois passionnés, toujours stimulants.

Avant de basculer vers une ambiance plus détendue, lors de la réception hispanique organisée par le BIFF et soutenue par les ambassades d’Uruguay, d’Espagne, de Colombie et du Mexique. L’occasion de relâcher la pression autour de quelques tortillas et d’un jamón ibérico particulièrement convaincant — votre serviteur ne s’est pas fait prier.

Le pont s’est ensuite fait tout naturellement avec la projection de Gaua (2025) de Paul Urkijo Alijo, présenté en compétition internationale. Le réalisateur n’en est pas à son coup d’essai au BIFFF, puisqu’il s’agit déjà de sa troisième participation.
Pour ma part, c’était une première immersion dans son univers — et j’ai adoré.
Un film de folk horror autour des sorcières, profondément homemade, avec très peu d’effets numériques. On sent planer une influence très marquée de Guillermo del Toro, dans un récit d’1h27 qui ne déborde jamais, où tout semble à sa place. L’iconographie est somptueuse, les décors bluffants. En un mot : jouissif.
Mais je n’en dirai pas plus. Mon camarade Olivier a eu l’occasion d’écrire sur le film et d’interviewer son réalisateur — je vous invite donc à découvrir son travail.
Bonne lecture, et à demain.
Nicolas Vanderstraeten
