Vlad, le pire vampire du monde

Titre : Vlad, le pire vampire du monde
Auteure : Anna Wilson
Illustrations : Kathryn Durst
Editions : Talents Hauts/Zazou
Date de parution : 16 mai 2019
Genre : jeunesse, fantastique

Vlad, le pire vampire du monde, écrit par Anna Wilson et illustré par Kathryn Durst, raconte l’histoire d’un petit vampire de neuf ans qui rêve de faire partie du monde des humains. Ecrit pour les enfants entre 8 et 12 ans, ce livre met en scène un héros timide qui préfère l’amitié à la force.

Etre évoluant entre la vie et la mort, le vampire est devenu ces derniers années un héros plébiscité par la littérature jeunesse, notamment  suite au succès de la série Twilight. Il est habituellement condamné à vivre loin de toute civilisation, car il craint les rayons du soleil et son avidité vis-à-vis du sang le rend dangereux. Mais ici, nous avons affaire à un anti-héros puisque le jeune Vlad ne rêve que d’une chose : aller dans une jolie école, l’académie Jolibois. Plutôt que de boire du sang, Vlad fantasme sur un chocolat chaud ou une limonade comme les petits humains.  Il en assez de sa cape noire, de boire du sang et de dormir dans un cercueil. Ce qu’il souhaiterait, ce sont plutôt des vêtements colorés, vivre au milieu d’humains souriants et plus que tout, jouer. Tout au long de cette lecture, ses pensées secrètes sont mises en italique pour les faire ressortir.

Une fois arrivé dans l’école, Vlad devient vite la coqueluche des enfants et des maîtres, avec ces histoires passionnantes sur sa vie en Transylvanie. Il y découvre l’amitié avec Minxie, qui vient elle aussi d’ailleurs. Cette dernière va en outre le démasquer et reconnaître le vampire en Vlad. Porté par son amitié, celui-ci aura néanmoins le courage de l’inviter chez lui, dans son manoir en haut de la colline.

L’astuce de ce livre consiste certainement à montrer à travers les yeux de Vlad toutes les beautés qu’il associe au monde des enfants. L’autre fil rouge consiste à dépasser ses peurs pour aller à la rencontre de l’autre. Fondamentalement, ce livre est aussi une invitation à sortir des préjugés et du conformisme, insufflés par la famille, pour se forger sa propre opinion. Il fait aussi la part belle aux rôles des différentes générations au sein de la famille, avec un grand-père vampire haut en couleurs.

Vlad, le pire vampire du monde se lit facilement et est joliment illustré. Surfant sur la vague de l’engouement des enfants pour les vampires, il ravira certainement les petits lecteurs entre 8 et 12 ans. La couverture révèle quant à elle une touche ludique, puisque celle-ci brille dans la nuit.

Myriam Watson
A propos Myriam Watson 27 Articles
Journaliste du Suricate Magazine