Tu veux ou tu veux pas de Tonie Marshall

tu veux ou tu veux pas affiche

Tu veux ou tu veux pas

de Tonie Marshall

Comédie, Romance

Avec Sophie Marceau, Patrick Bruel, André Wilms, Sylvie Vartan, François Morel

Sorti le 1er octobre 2014

Tu veux ou tu veux pas réussit à décevoir à l’instar d’un scénario et d’une bande annonce qui ne promettaient déjà pas grand chose.

Lambert, sex-addict en rémission, est un conseiller conjugal qui cherche une nouvelle assistante. Judith, une femme exubérante cherche un nouveau travail. Un peu par hasard (aaaah, le hasard), Judith devient l’assistante de Lambert. Face aux assauts répétés de la première, l’abstinence du second est mise à rude épreuve.

Vous vous dites « un addict sexuel qui devient thérapeute conjugal et qui engage une femme aguichante comme assistante, n’est-ce pas un peu n’importe quoi ? ». Exactement. Malheureusement, le film de Tonie Marshall est également ennuyeux et mal joué. De bout en bout, Sophie Marceau prétend incarner une femme libérée en séduisant littéralement chaque homme qu’elle rencontre – sauf son oncle, Dieu merci –, à coup de minauderies et de duck face. En face d’elle, Patrick Bruel joue le séducteur repenti, rabat-joie, bien qu’apparemment super chaud. Pour essayer de donner un peu plus de profondeur à ces personnages en toc, on leur a collé une histoire familiale tristounette. À cela, on peut ajouter la piètre prestation de Sylvie Vartan, les longueurs du film, la queuleuleu de clichés, la psychologie Cosmo et… une blague sur les Belges, une fois !

Les seuls éléments qui sauvent les meubles, à condition d’en être amateur, ce sont le charme de Patriiiiiiiiiiick et la plastique parfaite de Sophie. Un constat réducteur après avoir tenu 128 minutes de film.

Sophie Marceau a parlé de ce long-métrage comme d’une « histoire où l’on traite un sujet un peu chaud qui bouscule les codes de la comédie ». Pourtant, au bout du compte, notre patience est la seule chose titillée dans l’affaire.

Elodie Mertz
A propos Elodie Mertz 117 Articles
Journaliste du Suricate Magazine