The Rental, petit week-end sympa entre couples

The Rental
de Dave Franco
Epouvante, thriller
Avec Dan Stevens, Alison Brie, Sheila Vand, Jeremy Allen White, Toby Huss
Sorti le 19 août 2020

Pour fêter un succès professionnel, Charlie décide de louer une belle maison face à l’océan et d’y passer le week-end avec sa compagne Michelle, ainsi qu’avec son frère Josh, lui-même en couple avec Mina. Mais une fois sur place, les deux couples ne tardent pas à se rendre compte que la maison recèle des secrets, tandis qu’ils commencent à se sentir observés.

Difficile d’en dire beaucoup plus sur ce film vu la maigreur de l’enjeu et les restrictions anti-spoilers qui nous sont appliquées. Quand un film de genre se situe à ce point dans la banalité médiane du créneau et qu’il est en plus impossible d’en dévoiler les rares scories un tant soit peu inattendues, il n’y a plus grand-chose à en dire. Si ce n’est que l’on se trouve ici devant un échantillon très représentatif de la tentative du cinéma indépendant américain de rentrer dans le giron plus lucratif du genre, ou inversement des films de genre de s’acheter une crédibilité en se faisant passer pour du cinéma « indie » tendance Sundance. Rétrospectivement, il faudra probablement blâmer les sieurs Ari Aster, Jordan Peele et consorts pour avoir donné naissance à une armada de suiveurs moins inspirés et/ou moins talentueux.

Ce que l’on peut tout de même constater, c’est que l’intérêt pour ce type de production ne peut, au fur et à mesure, que s’émousser. Si ce qui a conduit votre serviteur à s’intéresser à ce film résidait principalement dans les noms figurant au générique (réalisateur, scénariste et acteurs), la déception ou la désillusion le poussera très certainement à se montrer plus prudent à l’avenir. En tout cas, rien n’est déjà plus surprenant dans le spectacle d’une chronique satirico-entomologique d’un séjour entre couples, genre comédie de mœurs, qui se mue petit à petit et par des effets de style balourds en huis-clos horrifique, façon « home invasion ». Un comble, tant le film semble miser sur le mystère et l’effet de surprise, là où il s’avère désespérément prévisible.

A propos Thibaut Grégoire 365 Articles
Journaliste du Suricate Magazine