“Miraï, ma petite sœur”, un émerveillement pétillant !

Miraï, ma petite sœur
de Mamoru Hosoda
Animation
Sorti le 27 février 2019

Quand l’imaginaire de l’enfance et l’attachement familial sont sublimés au travers d’une animation digne d’un film de Miyazaki, cela donne un film à faire pétiller les yeux des petits comme des grands ! Miraï, qui signifie « avenir », un nom parfait pour une petite fille qui bouleverse le présent et le futur de son jeune frère.

Kun, le personnage principal, est un petit garçon de trois ou quatre ans qui aime s’amuser avec des circuits de petits trains. À partir du jour où ses parents ramènent à la maison Miraï, sa petite sœur, il devient jaloux de ce bébé qui attire d’un coup l’attention et l’affection de ses parents. Le petit garçon veut tout faire pour récupérer ses parents et se met à détester sa propre sœur. Au fond du jardin de la maison, où il trouve refuge après ses accès de colère, se trouve un arbre particulier, généalogique et magique, généalo-magique. Kun est alors plongé tout entier dans un univers fantasque, où se mêlent le passé, le présent et le futur. Il y rencontre les membres de sa famille à divers âges de leur vie : sa mère en petite fille, son arrière-grand-père en fougueux vingtenaire, son chien en prince et sa petite sœur en adolescente ! Des rencontres qui vont lui apprendre à mieux grandir au sein de sa famille.

Cette utilisation de la temporalité et de la magie permet de nous faire découvrir plusieurs points de vue et de comprendre, en même temps que Kun, l’importance de la famille dans le développement d’un enfant. Avec ces visites étranges des proches de Kun à différents âges, ce film n’est pas sans rappeler les péripéties de Scrooge, le personnage principal du conte Un conte de Noël de Charles Dickens, où un vieil homme reçoit la visite des fantômes des Noël présents, passés et futurs.

Une animation magnifique, onirique et merveilleuse, portée par le réalisateur japonais Mamoru Hosoda. Un nom que vous connaissez peut-être déjà, puisqu’il est aussi l’auteur de La Traversée du temps (2006), de Summer Wars (2009) de Les Enfants loups, Ame et Yuki (2012) et de quelques autres films d’animation qui ont su traverser les frontières et conquérir les cœurs.

Hosoda alterne à merveille les différentes émotions, les passages d’action et les moments de sérénité. La bande son vient également apporter sa dose de charme au film. Tous les ingrédients d’une bonne animation y sont ! Une pépite de sensibilité, d’imaginaire et de poésie !

Cynthia Prévot
A propos Cynthia Prévot 15 Articles
Journaliste du Suricate Magazine