Le sixième sommeil de Bernard Werber

Le sixième sommeil

auteur : Bernard Werber
édition : Albin Michel
sortie : septembre 2015
genre : science-fiction

Nouvelle thématique pour le dernier roman de Bernard Werber, après la Trilogie des fourmis, le Cycle des aventuriers de la science, la Pentalogie du ciel et bien d’autres encore, nous voici plongés dans le monde des rêves avec Le sixième sommeil. Nous passons un tiers de notre existence à dormir et un douzième à rêver, il est donc évident que ce sujet touchera et parlera à tout le monde.

Ce nouvel opus nous fait découvrir l’univers de Jacques Klein, le fils de Caroline Klein une célèbre neurophysiologiste spécialisée dans l’étude du sommeil. Jacques a grandi auprès de son père, navigateur de renom et de sa mère qui lui ont tous les deux transmis la passion du rêve. Son existence tourne autour du sommeil et de l’influence qu’il peut avoir sur toute chose que nous vivons en état d’éveil. Son monde s’écroule subitement lorsque sa mère disparaît sans un mot. Il va alors rencontrer son alter ego de 20 ans son aîné, dans le monde des songes qui le poussera à retrouver leur mère qui est en grand danger…

Bernard Werber, comme à son habitude, est parti de postulats scientifiques établis pour créer un monde où s’entremêlent réalité et fiction. La première partie du roman est même assez technique, avec de nombreuses références aux différents stades du sommeil, avec les répercussions hormonales et les connexions cérébrales nécessaires à l’établissement d’un sommeil réparateur, de rêve, de mémorisation ou de développement de l’imaginaire. Parfois les explications techniques auront pour effet de perdre le lecteur lambda dans des considérations ultra médicalisées. Dans la deuxième partie du livre, il nous emmène à la rencontre de la tribu Senoï en Malaisie. Ce peuple ne vit que pour et par le rêve et pratique le “rêve lucide”, expérience qu’a tenté l’auteur et qu’il qualifie comme étant “mieux que la drogue”. Il soutient qu’en dominant son cerveau on peut faire des trips sans effet secondaire. À méditer…

La dernière partie nous ramène à Paris et les actions s’enchaînent sur les chapeaux de roue. Les fidèles lecteurs de Werber seront ravis de retrouver son style inimitable tout en ayant pour une fois un roman totalement individuel, sans référence à l’Encyclopédie du savoir relatif et absolu ou à un autre de ses romans.

Le sommeil et les rêves, cela nous concerne mais qui y prête attention? Et si nous pouvions tout contrôler en contrôlant nos nuits?

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