jPod de Douglas Coupland

JPod

auteur : Douglas Coupland
sortie : 14 janvier 2010
genre : roman
éditeur : Au Diable Vauvert

Ne prenez pas peur en feuilletant jPod en librairie… Vous tomberez sur des pages remplies de chiffres premiers (18 pages très exactement), d’autres affichant quelques mots chinois en caractères taille 50, d’autres énumérant des listes de mots apparemment incohérentes…

C’est en vous plongeant dans l’histoire que vous comprendrez mieux l’intérêt (ou la parfaite inutilité ?) de ces interludes déjantés.

Ethan Jarlewski, jeune programmeur de jeux vidéos, travaille dans le studio jPod avec 5 collègues socialement inadaptés : corbeau puits mont genévrier (sans majuscules. Oui, c’est son nom), obsédé par le fait d’être un être humain le plus banal possible, a changé son nom en John Doe. Mark le Maléfique, après avoir vécu un épisode assez traumatisant (je vous laisse la surprise), est  incapable de se sentir bien, si les objets qui l’entourent ne sont pas comestibles. Cow-boy n’est pas suicidaire, mais il attend impatiemment la mort, etc. Et toute cette joyeuse bande travaille à l’élaboration d’un jeu vidéo de skateboard… dans lequel le comité de direction demande tout à coup d’ajouter – comble de l’horreur – un personnage de tortue fun.

Entre son job frustrant, sa mère qui cultive du cannabis dans sa cave et son père comédien/figurant raté, Ethan mène tranquillement sa barque, se fait des copains dans la mafia chinoise et fait régulièrement des siestes sous son bureau.

Douglas Coupland nous offre, ici, comme à son habitude, un roman complètement décalé, rempli de références geek et de moments inoubliables. Tout en suivant les aventures des héros issus de la Génération X (précisément son roman-phare, sorti en 1991), l’histoire part dans tous les sens et semble un peu décousue par moments. Mais, si on se laisse porter par les événements, sans trop s’attacher à la trame espace-temps, on passe un moment ébouriffant et très plaisant. Coupland vous arrachera sans doute quelques fous rires, se mettant d’ailleurs lui-même en scène dans son roman en sale type désagréable.

Il aura fallu attendre 4 ans entre la parution du livre dans son édition originale et sa traduction française… mais ça en valait la peine ! Une vraie réussite ! La série télé n’a, elle, pas eu le même succès : sortie en janvier 2008, elle a été arrêtée après quelques épisodes seulement.

 Enfin, sans vouloir en dévoiler trop, mon moment préféré restera celui où l’équipe jPod décide d’insérer en cachette un Ronald McDonald sanguinaire dans un level caché du jeu de skateboard…

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