Elecboy, entre l’Iliade et Mad Max

Scénario : Jaouen Salaün
Dessin : Jaouen Salaün
Éditeur : Dargaud
Sortie : 15  janvier 2021
Genre : Science-fiction, anticipation

Auteur de science-fiction déjà connu pour Carthago Adventures et Eternum, Jaouen Salaün nous propose en ce début janvier le premier tome d’une nouvelle saga SF, Elecboy, paru chez Dargaud.

Année 2122, quelque part en Amérique du Nord. Sur une terre aride et brûlée par le soleil, l’ancien monde civilisé a laissé place au chaos et à la pauvreté, à la violence et à la sauvagerie. Dans un décor de western, au milieu de baraquements de fortune, les membres d’une communauté autonome survivent tant bien que mal. La quête de l’eau est une préoccupation de tous les instants. Un jour, d’étranges événements se produisent. Dans cet univers d’après l’apocalypse, alors qu’une équipe travaille sur le réseau d’approvisionnement en eau, des créatures éthérées surgies de nulle part s’en prennent à eux…

Un univers aux influences diverses

Dans ce premier tome, l’auteur installe son univers, clairement influencé par Mad Max pour le monde post-apocalyptique, Roméo et Juliette pour l’histoire d’amour et toute la mythologie grecque pour ces créatures venues d’ailleurs. Ce n’est pas la première fois que l’on mêle science-fiction et entité surnaturelle, certains lecteurs se rappelleront de l’excellente série Le fléaux des dieux, preuve que le mélange des genres peut créer une œuvre passionnante. S’il est toujours difficile de juger un premier tome, on peut néanmoins affirmer que le monde sorti de l’imagination de Jaouen Salaün est intéressant et contient assez de matière pour produire une saga SF digne d’intérêt.

Graphiquement, l’auteur adopte un trait ultra-réaliste, notamment au niveau des personnages qui les fait ressembler à des acteurs de cinéma. Un réalisme que l’on retrouve dans les scènes de combat, dignes d’une production SF.

Difficile de se démarquer dans un genre qui regorge de productions, néanmoins, Jaouen Salaün propose avec ce premier tome d’Elecboy une BD qui se lit d’une traite, et donne envie de connaître la suite. Vivement le mois d’octobre pour voir où cela nous mène.

A propos Vincent Penninckx 245 Articles
Journaliste - Responsable BD du Suricate Magazine