De la Neige pour Noël de Rasmus Sivertsen

de la neige pour noel affiche

De la Neige pour Noël

de Rasmus A. Sivertsen

Animation, Famille

Sorti le 17 décembre 2014

Féodor, un inventeur génial et ses amis Solan, un petit oiseau farfelu qui n’a pas froid aux yeux et Ludvig, le petit hérisson peureux, vivent un peu à l’écart du village de Pinchcliffe. Alors que la veille de Noël approche à grand pas, ils déplorent qu’il n’ait pas encore neigé, surtout les villageois qui en ont marre du rédacteur en chef du journal local qui ne cesse de leur annoncer une neige qui ne vient pas. Après bien des péripéties et aventures en tout genre et comme dans tous les contes de Noël, l’histoire finit bien.

Des contes de Noël, quand on a trente balais, on en a déjà visionné une flopée. De la grand-mère très patiente qui prenait le temps de nous en lire un tous les ans au pied du sapin en passant par les nombreux réveillons passés devant la télévision pour que nos parents et leurs invités puissent profiter d’un peu de paix, à regarder tous les dessins animés et autres films pour enfants qui pullulent sur les chaînes à cette époque de l’année, soyons honnêtes, on en connait un rayon.

Autant dire qu’on a donc un a priori certain en arrivant dans la salle de cinéma en se demandant si l’imagination et la magie seront au rendez-vous. Et ce fut une bonne surprise, au-delà des mièvreries propres à Noël, la période la plus déprimante de l’année parce que tout le monde DOIT, si pas être heureux, du moins faire semblant de l’être.

Il s’agit ici d’un récit norvégien assez banal dans sa structure puisque tous les ingrédients du conte, bien qu’édulcorés, sont présents : un joli village, un problème à régler, un méchant pas vraiment effrayant, une bande de bons amis qui font équipe pour sauver les habitants du village et une histoire qui finit bien autour d’un bon festin de Noël. Rien de très nouveau dans tout cela, mais il y a quand même quelques bons points à soulever comme le fait d’être construit en pâte à modeler. Ce film a demandé une année de tournage car les producteurs ont refusé de le filmer en 3D pour privilégier un tournage d’image par image très fastidieux, mais qui donne un cachet incroyable à ce film d’animation.

De plus, La finesse des détails est assez impressionnante au vu de la technique utilisée. Il y a également beaucoup de créativité dans l’imagination des inventions de Féodor et l’histoire, bien que le thème ait été visité et revisité à toutes les sauces des centaines de fois, se tient bien sans temps mort. On ne se demande pas une seconde si ça s’arrêtera rapidement pour mettre fin à nos souffrances.

Un joli conte venant du grand Nord, truffé d’espiègleries, qui arrive à tenir en haleine les plus petits, les yeux écarquillés d’émerveillement et la bouche ouverte comme de petits poissons hors de l’eau. Une belle réussite.

A propos Daphné Troniseck 251 Articles
Journaliste du Suricate Magazine

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