Margaux Motin change de vie

Couverture de « Vent Lointain », tome 1 de la BD « Le Printemps suivant » de Margaux Motin (Casterman, 2020)

Scénario et dessin : Margaux Motin
Éditeur : Casterman
Sortie : 7 octobre 2020
Genre : Humour, Autofiction, Roman graphique

Vent lointain est le premier tome de la bande dessinée Le Printemps suivant dans laquelle Margaux Motin raconte son déménagement au Pays basque. Finis la vie de célibataire à Paris et les talons aiguilles ! La vie au vert, face à l’océan, présente un nouvel univers de possibilités. Mais la famille recomposée qu’elle forme avec le dessinateur Pacco et leurs filles respectives doit trouver un nouvel équilibre au quotidien.

En quête d’un nouveau départ

Comme beaucoup de trentenaires et quarantenaires de sa génération, Margaux Motin remet en cause le stress de la vie citadine et rêve d’une meilleure qualité de vie pour elle et sa fille. Et si c’était le moment de partir vivre dans le sud, au bord de la mer ? Comme dans son célèbre blog, Margaux Motin met sa vie en scène dans Le Printemps suivant. Elle y raconte les premières semaines de son emménagement sur la côte basque.

Mais il s’agit de bien plus qu’un changement de décor. Margaux et sa fille emménagent pour la première fois avec Pacco et sa fille. Chacun doit faire des compromis pour vivre ensemble et trouver sa place dans cette famille recomposée. Maniaque du rangement, Margaux voudrait que tout soit parfait dans sa nouvelle maison. Un mobilier design, un jardin fleuri, des activités créatives en famille… Mais à trop vouloir bien faire, la pression monte et le conflit menace.

Une bonne dose d’autodérision

Consciente de ses défauts, Margaux Motin a depuis longtemps pris le parti d’en rire à travers le dessin. Ses illustrations, très vivantes et colorées, sont souvent drôles sans même devoir lire le texte qui les accompagne.

Dans Vent lointain, l’autrice-dessinatrice évoque les tracas mais aussi les petits plaisirs de la vie quotidienne, y compris sa difficulté à reprendre une vie de couple, son désir de tout contrôler et sa peur de l’abandon. À la fois insupportable et irrésistible, son alter ego de papier nous fait sourire au fil des pages et nous invite à être un peu plus indulgent avec la petite fille (ou le petit garçon) qui est en nous.

Un bel album feel-good qui donne envie de lire la suite !

A propos Soraya Belghazi 171 Articles
Journaliste - Responsable Arts/Expos/Musées du Suricate Magazine