Pitch Perfect 3, a little less perfect

Pitch Perfect 3

de Trish Sie

Comédie

Avec Anna Kendrick, Rebel Wilson, Hailee Steinfeld, Brittany Snow, Anna Camp

Sorti le 27 décembre 2017

Alors que le deuxième épisode de la désormais trilogie Pitch Perfect clôturait le cycle « campus movie » de la série, ce troisième opus retrouve ses personnages féminins – les membres d’une chorale de filles (les Bellas) reprenant des chansons pop a capella – quelques temps plus tard, alors qu’elles font leurs premiers pas dans la « vraie vie » et sur le marché du travail, tout en étant toujours hantées par leur gloire passée et l’appartenance à un groupe désormais disloqué. Quand elles se retrouvent à l’occasion d’un concert donné par les nouvelles Bellas, les anciennes décident de se reformer pour participer à une tournée des bases militaires, organisée par DJ Khaled.

Tout comme les deux films précédents, Pitch Perfect 3 tente de reprendre à son compte la structure d’un film de compétition, en transformant cette tournée en concours improvisé. Mais le cœur et le dynamisme ne semblent plus vraiment être présents, tout comme une grande partie du casting, les seconds rôles masculins – dont l’excellent Adam Devine – s’étant fait la malle.

Le film est, comme les autres, traversé par une sorte de bonne humeur communicative et par la volonté de mettre l’humour « féminin » à l’honneur, comme un cheval de bataille. Les têtes d’affiches (Anna Kendrick, Rebel Wilson, Anna Camp,…) sont comme toujours parfaites, mais il semble manquer un ingrédient à l’ensemble pour qu’il soit cohérent.

En guise de « guest star » de luxe, le vétéran John Lithgow arrive en tant que méchant de service (comme c’est original !) et le film dévie complètement de la structure qui faisait tenir en un bloc les saillies comiques traversant les deux premiers épisodes. S’aventurant in fine sur le terrain de la comédie d’action, voire du « buddy movie » balisé, le film ne peut que décevoir les fans des deux premiers épisodes, et cela en dépit d’un final se voulant fédérateur, jouant la carte du montage photo nostalgique, comme le fit jadis l’épouvantable Arme fatale 4, de triste mémoire.

Thibaut Grégoire
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Journaliste du Suricate Magazine