Lisières, la nouvelle exposition d’Art et Marges

©Alain Delaunay, Musée Art et Marges musée. A. Sougné (détail)
©Alain Delaunay, Musée Art et Marges musée. A. Sougné (détail)

Une lisière, c’est la limite entre deux milieux. C’est aussi la limite entre deux matières ou encore entre deux états physiques ou mentaux. Elle est finalement ce qu’on suppose entre deux choses.

Comme le dit l’introduction à la nouvelle exposition du musée Art et Marges à Bruxelles, « Nous vivons un temps de lisières. Entre l’animal et l’humain, l’arbre et la rivière, la plume et la peau, le béton et le vert, où trouver notre chemin ? Comment affronter l’avenir quand s’effondrent les milieux fragiles ? Par quels gestes patients, quels récits sauvages, quels surprenants partages ? ».

En préambule, il y a le recueil de nouvelles de Caroline Lamarche, récemment publié et intitulé Nous sommes à la lisière. Celui-ci parle de la rencontre entre l’être humain et les animaux, d’un vrai contact, d’une vraie rencontre presque d’égal à égal, chacun étant impacté par l’autre.

En tant que commissaire d’exposition, Caroline Lamarche a choisi dans les collections d’Art et Marges des tableaux, des dessins et d’autres objets artistiques non identifiés contant tous une vision personnelle de ces fameuses frontières entre deux espaces, entre deux états, entre deux êtres.

©Jean-Marie Heyligen - Art et marges musée-A. Sougné
©Jean-Marie Heyligen, Musée Art et Marges, A. Sougné.

Le musée Art en Marge voit le jour en 1983. 36 ans plus tard, il a changé de lieu et de nom, devenant Art ET MargeS. D’une simple préposition, le point de vue change : il ne s’agit plus d’exposer des œuvres à la marge, mais de questionner cette notion de marge en mettant en avant des artistes autodidactes, par exemple issus d’ateliers artistiques pour des personnes porteuses d’un handicap mental ou se trouvant en milieu psychiatrique.

Trois entités, l’écrivain, le musée, et l’exposition, nous amènent à revisiter nos propres lisières. Elles soulèvent des questions fondamentales autour de notre rapport à l’autre, quel que soit cet autre.

Il faut se balader, il faut flâner, respirer, laisser glisser son regard d’œuvre en œuvre sans s’empêcher de rien. Il faut vivre cette exposition en mettant de côté ses a priori et ses raisons pour se laisser pénétrer par une nature aux frontières de notre monde moderne.

Infos pratiques

  • Où ? Musée Art et Marges, 314 rue Haute, 1000 Bruxelles.
  • Quand ? Du mardi au dimanche de 11h à 18h, du 20 juin au 22 septembre 2019.
  • Combien ? 4 EUR au tarif plein. Plusieurs tarifs réduits disponibles.
Elodie Kempenaer
A propos Elodie Kempenaer 82 Articles
Journaliste