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    Te rappeler que nous sommes chiennes. Le désir lesbien ; joie, plaisir et poésie

    On lit rarement ça. Et par ça, entendons la dissection crue du désir d’une femme pour d’autres femmes. Déborah Costes nous l’annonce : ce livre parle d’être entière dans le désir, de ne pas le travestir ou l’amoindrir, de le laisser s’incarner dans nos corps, encore plus de le laisser exploser dans les corps lesbiens.

    Le lesbianisme est fétichisé, on colle souvent sur deux femmes qui se désirent un imaginaire très restreint, qui a du mal à s’extraire de ses carcans. Les codes des amours cis het sont plaqués sur les corps lesbiens et, à tous les coups, cela rate. On sent qu’il y a un problème, on sent que la mécanique ne prend pas. Alors Te rappeler que nous sommes chiennes est nécessaire, non pas parce que la représentation est importante. Plutôt parce que ce recueil ouvre de nouveaux possibles érotiques et émotionnels. Une façon d’engager les relations autrement, une sorte de reddition sensuelle.

    Alors quel délice de lire le désir sous cette forme. Déborah Costes n’écrit pas « comme » une femme, elle écrit comme son corps de femme vit les choses et cela se sent. On ne parle pas de sentiments, d’affects, d’émotionnel, on parle de ce qu’un corps de femme ressent physiquement. On parle de la manière dont son corps de femme réceptionne et véhicule le désir.

    Une écriture virtuose qui se déploie sans pudeur, qui ose le cru, celui qu’on peut retrouver au sein de nos propres rapports intimes. Le cru sublime toutes les émotions qui s’étalent sous nos yeux. Le cru chez Déborah est une manière non pas de chercher à choquer mais une manière de nous donner à voir et à sentir sans fard ce qu’elle ressent profondément quand elle est avec ces femmes qui ont parcouru sa vie et qui ont construit son désir lesbien.

    À plus de mille lieues des clichés, Déborah Costes, en nous racontant ses relations sexuelles, nous parle de la joie qu’elle trouve dans le sexe lesbien. Te rappeler que nous sommes chiennes est ce qu’on peut souhaiter de mieux en termes de littérature pornographique. Déborah Costes a écrit ce livre pour elle puis pour elles, pour les autres lesbiennes, elle l’a écrit pour la joie et la flamboyance. Si vous n’êtes ni une femme ni lesbienne, alors lisez-le encore plus. Lisez ce livre qui est d’une délicatesse incroyable, qui parle de sexe comme on le fait rarement, avec le vertige et le plaisir au bout de chaque mot.

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    Titre : Te rappeler que nous sommes chiennesAuteur : Deborah CostesÉditeur : La MusardineDate de parution : 21 mars 2026Genre : Essai érotique On lit rarement ça. Et par ça, entendons la dissection crue du désir d'une femme pour d'autres femmes. Déborah Costes nous l'annonce : ce livre parle d'être...Te rappeler que nous sommes chiennes. Le désir lesbien ; joie, plaisir et poésie