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    Le dernier Labo-Chantier au Poche les 19 et 20 juin

    Utopies contre dystopies

    Dans un monde qui frôle le désenchantement, l’utopie s’apparente à un refuge pour la santé mentale. Un espace vital de respiration pour repenser la société. Non pour travestir ses dangers, mais pour refuser qu’ils occupent tout l’espace dans l’imaginaire et la projection du futur. Entre le bouleversement climatique, le fascisme, le burn-out, l’émergence de IA, redonner la place à une humanité rêvée et lui donner les moyens fous de se concrétiser par le récit. Parce que relever le menton est un devoir modélisant pour les jeunes générations. Que l’espoir soit presque un yoga du cœur quand l’horizon bouchée, nous pousserait à courber l’échine. Exposition, Lectures, cartes blanches, installations interactives, performances spéculatives : on fait feu de tout bois pour penser au-delà et faire du rêve un outil critique.

    Vendredi 19 et samedi 20 juin : exposition :
    « Prochain arrêt : Utopie »

    Des jeunes de l’IPPJ imaginent le monde d’après. Et si les murs n’étaient pas une limite à l’imagination ? Depuis leur situation d’enfermement, des jeunes de l’IPPJ de Wauthier-Braine ont décidé de prendre la parole et de prendre de la hauteur. Pendant un mois, accompagnés des animateurs jeunesse de Bruxelles Laïque et de deux bénévoles du Genepi, six à huit jeunes âgés de 16 à 18 ans ont participé à six ateliers sur la thématique de l’utopie. De la respiration à la réflexion, de la réflexion à la création.

    © Fanny Reuillard

    Vendredi 19 et samedi 20 juin à 17h : théâtre participatif
    « On inventera le titre demain »

    Par Les guêpes rouges – Théâtre

    « On inventera le titre demain » est une expérience collective autour de l’avenir, pensée pour et avec 30 enfants sur scène. Dans un dispositif simple et ouvert : une grande table, du papier, des feutres, un arbre, une bête, des coussins, deux comédiennes accompagnent les enfants dans une exploration où la fiction devient un espace d’action, de jeu et de réflexion. À partir du conte “La Bête”, les enfants traversent une expérience théâtrale qui interroge leur place comme individus, comme futurs citoyennes et citoyens et comme acteurs du monde à venir. Le théâtre devient ici un terrain d’expérimentation collective, où l’on fabrique ensemble des récits et des possibles. Les adultes peuvent également assister à l’expérience depuis la salle, en position de
    témoins curieux : voir 30 enfants penser, imaginer et agir l’avenir en direct.

    Vendredi 19 et samedi 20 juin à 18h30 : expérience
    « Bri-co, une expérience aux accents d’utopie »

    Et si, au cœur de la ville, un autre monde se laissait entrevoir ? Fragile, éphémère, mais profondément incarné. Le BRI-Co qui s’est tenu du 27 au 29 mai dans le quartier Stalingrad, doit être compris comme un dispositif tendu vers cette utopie : faire exister un espace où habitantes et habitants, voisines et voisins, et personnes de passage se rencontrent, prennent le temps autour d’un repas et s’autorisent à penser ensemble ce qui les concerne. Dans un quartier ravagé par les travaux du Métro 3, cette expérience a ouvert une brèche. Celle d’un lieu où la convivialité permet à la parole de circuler, aux vécus de se croiser et à des perspectives communes d’émerger. Le public est invité à revenir sur ce moment au travers d’une installation audiovisuelle et de deux moments de rencontre avec Justine Vleminckx (chercheuse et organisatrice des s BRICo). Une occasion de découvrir et de prolonger cette tentative d’un autre possible.

    Vendredi 19 à 20h et samedi 20 juin à 11h et 14h : théâtre participatif
    « Les cartographies de l’avenir »

    Par Les guêpes rouges – Théâtre

    C’est un jeu pour 20 à 30 grands et adultes (à partir de 15 ans) autour d’une grande table sur laquelle est posée une feuille vierge à grande échelle. Les adultes sont rassemblés autour de la table. Et les actrices ont en main un jeu de cartes de l’avenir. Mais contrairement aux
    cartes habituelles qui prédisent l’avenir, il s’agit ici de cartes qui posent des questions auxquelles chacun est invité à répondre (“De quelle couleur est l’avenir ?”, “Que vous reste-til à faire ?”, “Qu’attendez-vous de l’avenir ?”…). Au fil des réponses et des échanges avec les comédiennes, une cartographie écrite de l’avenir vient se superposer à la carte réelle du présent.

    Samedi 20 juin à 11h : Arpentage / lunch
    “Tout pour tout le monde : une histoire orale de la Commune de New York”
    Un ouvrage de M.E. O’Brien & Eman Abdelhadi

    À quoi peut ressembler une révolution au XXIe siècle ? C’est ce que nous propose d’explorer cet ouvrage. Vingt ans après une révolution mondiale, deux historiennes recueillent les récits de celles et ceux qui ont vécu l’effondrement du vieux monde et la construction de sociétés plus égalitaires, écologiques et solidaires. À travers douze voix, le livre retrace crises, révoltes et espoirs d’un basculement collectif porté par un mot d’ordre : “tout pour tout le monde”. Avec l’arpentage, l’idée n’est pas de faire une analyse académique, mais une appropriation
    collective du savoir : on croise les points de vue, on reconstruit le sens ensemble, et on discute des passages qui résonnent politiquement, émotionnellement ou intellectuellement. Un lunch sera proposé en même temps que l’arpentage.

    Samedi 20 juin à 17 h : Débat
    « L’espoir est un projet politique »

    Et si nous cessions un instant de céder notre imaginaire à la fatigue des récits dystopiques ? Basta la préférence dystopique ! Et si nous faisions un pas de côté, pour rouvrir le champ des possibles ? Il est temps de prendre le contre-pied de cette idée tenace selon laquelle il serait plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme. D’autres voies existent, et elles ont déjà commencé à s’écrire. Le passé en porte la trace. Il est traversé d’utopies qui un jour ont pris corps. À leur suite rien n’est plus évident que ceci : notre avenir peut lui aussi être désirable ! Nous vous invitons à faire ce mouvement ensemble : regarder derrière, devant et autour de nous, pour rouvrir l’imaginaire et esquisser d’autres manières de penser et de faire. Rêver un avenir désirable, c’est déjà commencer à le rendre possible.

    Programme complet et plus d’infos sur : https://le-varietes.be/agenda/

    Loïc Smars
    Loïc Smarshttp://www.lesuricate.org
    Fondateur, rédacteur en chef et responsable scènes du Suricate Magazine

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