
Evil Dead Burn
Réalisateur : Sébastien Vaniček
Genre : Epouvante-horreur
Acteurs et actrices : Souheila Yacoub, Hunter Doohan, Luciane Buchanan
Nationalité : USA
Date de sortie : 8 juillet 2026
Plus sanglante, plus horrifique et plus dérangée que jamais, la saga Evil Dead compte un nouveau-né dans la famille avec Evil Dead Burn. Et cette fois, le paternel est un frenchie, à savoir Sébastien Vaniček à qui l’on devait l’excellent Vermines. Et si vous êtes fans de body horror et de la franchise Evil Dead, vous allez adorer ce dernier rejeton.
S’attaquer à la franchise Evil Dead pour un réalisateur, ce n’est pas une mince affaire. Dans une interview qu’il nous a accordée (à retrouver prochainement dans Le Suricate), l’auteur de ce nouvel opus de la saga horrifique comparaît Evil Dead à Star Wars. Et il avait entièrement raison ! La série de films entamée par Sam Raimi compte ses propres codes et sa fanbase bien établie qui attend des éléments bien précis dans chaque nouveau film. À commencer par la mise en place d’une atmosphère macabre qui voyage allègrement entre horreur frontale et humour cynique. Mais faisons ensemble une liste des must have dans un film Evil Dead et vérifions si Evil Dead Burn les coche tous.
- Une cabane (ou maison) perdue au fond des bois ? Check
- Des relations amicales ou familiales profondément dysfonctionnelles exploitées par les créatures horrifiques ? Check
- Des plans magistraux d’horreur entre frissons et exaltation ? Check
- Une cave avec une créature enfermée ? Check
- Du body horrror ? Beaucoup de body horror ? Check
- Le Nécronomicon et une tronçonneuse ? Vous verrez !
Car Sébastien Vaniček ne se contente pas de faire une liste de courses dans ce Evil Dead Burn. Il propose sa vision très viscérale de la saga et il le fait avec un talent incontestable. Celui qu’on avait découvert avec l’excellent Vermines nous confirme ici qu’il est bien un des réalisateurs phares de cette nouvelle génération du cinéma d’horreur qui révolutionne le genre. Dès les premiers instants, il met en place un pacte avec les spectateurs via une quelques scènes marquantes : dans ce Evil Dead, il n’y aura pas de limites. Vaniček ne s’en fixe pas et heureusement. La suite, c’est une montée en tension via un déferlement toujours plus chaotique de violence mais avec une maîtrise de la réalisation remarquable.
Là où le Evil Dead de Fede Alvarez proposait aussi une violence qui ne se donnait pas beaucoup de limites, celui de Vaniček est plus subtil et propose des moments d’humour et quelques clins d’œil bienvenus pour les fans de la franchise. À travers ce Evil Dead Burn, le réalisateur français explore des thématiques comme les violences conjugales, le deuil, l’amour toxique ou encore la passion masochiste. Et petit kiff, il se permet même une apparition inattendue d’…Alain Chabat ! Comment ? Nous vous gardons la surprise. Ce Evil Dead Burn en tout cas n’est pas une surprise car nous en attendions beaucoup vu le talent du duo Sébastien Vaniček/Florent Bernard au scénario et la tutelle toujours bien présente de Sam Raimi à la production. Et nous n’avons pas été déçus. Il coche toutes les cases pour devenir un classique du genre tout en apportant sa touche personnelle à une série de films en perpétuelle évolution. Bien plus qu’un bon film d’horreur, Evil Dead Burn est surtout un vrai bon film. Alors oubliez Avatar 3, le meilleur film de l’année sur le feu est bien ici.
