Je buterais bien ma mère un dimanche de Julie Villers

Crédit photo : Fred-boehli.com

julie villers je buterais bien ma mere un dimanche affiche

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Mise en scène : Johanna Boyé Textes de : Julie Villers et Antoine Shoumsky avec Julie Villers

Jusqu’au 27 juillet tous les jours à 17h00 au Théâtre de La Tache d’encre

On a assisté au spectacle de Julie Villers en toute innocence, sans savoir où tout cela allait nous mener. Sans savoir que l’humoriste n’était déjà plus une débutante et qu’elle avait acquis un début de notoriété dans l’émission de Laurent Ruquier, On ne demande qu’à en rire. On n’avait pas vu venir l’avalanche d’humour noir et de trash attitude que Julie Villers allait nous offrir.

Julie a un problème avec sa mère et décide de suivre une thérapie, pour comprendre d’où vient ses pulsions de meurtre envers sa génitrice. Au fur et à mesure des confidences, elle s’interroge sur la responsabilité de sa grand-mère. Le psy disparaît petit à petit, Julie se laisse de plus en plus aller dans les traumas familiaux et finit par interpréter ses deux aïeules. Ce qui aura pour conséquence de remuer la merde et découvrir quelques réponses à ses questions.

Les quelques lignes du programme annonçait une comédie sur les liens familiaux ; on a eu plus que ça : un one woman show trash et talentueux, où il n’y aurait pas de limites. Des viols, de la prostitution, de la collaboration avec l’occupant nazi, etc., rien ne nous est épargné. On pourrait craindre la provocation gratuite dans les premières minutes, mais c’était sans compter sur le talent de Julie Villers, pour nous émouvoir et nous faire rire, même avec les situations les plus invraisemblables. Le public finirait même par en redemander.

C’est un bonheur de suivre le verbe de Villers et de découvrir sa palette de personnages qu’elle imite avec beaucoup de conviction. L’apothéose étant atteinte dans une scène où elle alternera, pendant presque 10 minutes, les trois personnages féminins discutant entre eux.

La comédienne ne s’est pas lancée seule dans l’aventure : contrairement à d’autre de ses spectacles, elle a co-écrit celui-ci avec l’humoriste trash, Antoine Schoumsky. Elle est aussi aidée à la mise en scène par Johanna Boyé, une jeune révélation des théâtres parisiens.

Julie Villers, avec Je buterais bien ma mère un dimanche, réussit le pari de faire de l’humour au féminin autre chose que l’exploitation des problèmes féminins. Grâce à son talent, elle peut faire rire et émouvoir, malgré des situations et des dialogues parfois plus qu’osés. Véritable coup de cœur de notre passage au festival, elle semble avoir déjà conquis son public. Vous pouvez la retrouver tous les jours, jusqu’à la fin du mois, au Festival Off à Avignon, dans les murs du Théâtre de la Tache d’encre, qui, pour ne rien gâcher, est un lieu charmant et convivial, trop méconnu des festivaliers.

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Loïc Smars
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Fondateur et rédacteur en chef du Suricate Magazine

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