Bush : Man on the run

Bush est un groupe britannique de rock alternatif qui fut l’un de ceux ayant connu le plus de succès durant les années 1990. Le groupe, qui se forma en 1992 sous l’impulsion de Gavin Rossdale, sorti son premier album, dont on fête cette année les 20 ans, Sixteen Stone en 1994. Celui-ci s’est vendu à plus de 6 millions d’exemplaires rien qu’aux Etats-Unis.

Après quelques albums, le groupe se sépare en 2002, chaque membre s’occupant de sa carrière chacun de son côté. Gavin Rossdale sortira d’ailleurs un album solo Wanderlust en 2005 et travaillera sur plusieurs projets de bandes originales de films.

Cependant, en 2010, le groupe se reforme. S’ensuit un nouvel album en 2011, The Sea of Memories et enfin le tout dernier né Man of the Run, en août de cette année et qui est donc leur sixième album studio.

Bush se définit par un rock assez lourd et gras mais avec quelques mélodies sympathiques. On les situerait volontiers à mi-chemin entre Linkin Park et Nickelback. Mais revenons à Man on the run, ce sixième album de Bush. On peut retrouver Surrender  qui comporte une belle mélodie et est particulièrement bien construite. The Only way Out est ce qu’on appelle une chanson commerciale. De ce fait, il n’est pas étonnant qu’ils aient décidé d’en faire le premier single.  Les musiciens sont bons, on ne relève pas d’erreur de technique particulière et la voix de Gavin Rossdale, un peu nasillarde mais puissante, colle parfaitement avec la musicalité du groupe.

On est un peu déçu parce que même si l’album nous révèle une bonne homogénéité générale, pour un groupe qui espère renouer avec le succès, il reste très attaché à son influence des années 1990, comme s’il n’avait pas su se réinventer. Ça ressemble un peu à du « Teenage Rock », une panade facile à avaler mais sans imagination ou originalité.

En d’autres mots, il n’y a aucune prise de risque. Les gens apprécient parfois que les choses ne changent pas trop, mais les époques se transforment et le public aussi qui, à force d’entendre une musique qui semble figée, finira par s’en détourner.

Les fans de la première heure et les nostalgiques du rock alternatif des années 1990 apprécieront sûrement cet album. Pour les autres, tout dépend de votre engagement pour ce style musical.

Daphné Troniseck
A propos Daphné Troniseck 248 Articles
Journaliste du Suricate Magazine

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