BIFFF 2017 : une Ciné 1 décevante et en bonus : Court mais trash

Will You Be There : ça a changé le BIFFF !

Un homme sur le point de mourir du cancer, un amour perdu à jamais. Non non, vous n’êtes pas au festival du film d’amour de Mons mais bien au BIFFF. Heureusement pour lui, avant de passer l’arme à gauche, Soo-Hyun a bicrave quelques pilules de LSD à un chaman au Cambodge. Celles-ci lui permettent de remonter trente ans en arrière et pourraient réparer les erreurs qu’il a commises à l’époque. Tout ça bien entendu dans le but de sauver sa dulcinée promise aux affres de la mort. Dis comme ça, ça paraît très mièvre. C’est normal, ça l’est. Mix parfait entre Orgeuil et Préjugé et Retour vers le Futur, ce Will You Be There explore la façon dont on peut changer (ou pas) les erreurs de notre passé afin de modifier le présent. Vous aussi, vous l’avez sentie venir à des kilomètres l’happy ending toute pourrie ?


Kung Fu Yoga : Merci Jackie et Michelle !

Grand spécialiste en archéologie, le professeur Jack Chang va partir à la poursuite d’un des plus grands trésors de l’histoire en Inde. Mais il va être contré dans cette opération par des méchants vraiment pas gentils qui veulent aussi pécho le trésor ! L’originalité du nom de Jackie Chan dans le film (Jack Chang) préfaçait finalement bien celle du scénario. Adaptation pour enfant d’un film d’aventure typique d’Indiana Jones, Kung Fu Yoga enchaîne les clichés sur le genre et les moments typiquement « Jackie Chan ». C’est-à-dire du Kung Fu mêlé de blagues accessibles de 10 à 75 ans et … encore du Kung Fu. Pas étonnant pour un acteur qui n’a jamais su se renouveler en plus de trente ans de carrière. Et ce n’est pas demain que ça va commencer ! Alors bien sûr, ça plaira aux enfants et aux fans du genre. Et pour le reste, on vous conseille de finir le film à boire de la troll.


Dead Man Tells his own tale : Ni pute ni zombie

Les films au Ciné 1 n’ont décidément pas été des grandes réussites ce vendredi. Pourtant, ce Dead Man… avait tout pour nous plaire ! Une histoire qui paraissait tirée d’une comédie d’Adam Sandler avec du fantastique, des morts-vivants et des blagues potaches. Tout ce que demande le BIFFF finalement ! Mais pour le résultat, on repassera. Si le début du film laissait encore augurer de bonnes choses, ensuite, c’est la sortie de route. Le film tente de justifier son scénario sur une histoire qui ne tient pas la route une seconde, c’est mal mis en scène, on s’ennuie et finalement, on lâche l’affaire. Dommage car le concept aurait pu donner une savoureuse comédie horrifique. Finalement, ça tombe à plat comme toutes les blagues de cet imbécile qui dit tout le temps  « couché » quand on dit « assis » dans la salle. Passe à autre chose mec !


Court mais trash : du sang du sexe et du caca

Voici une des séances qui se fond le mieux dans le décor du BIFFF. Une sélection issue de l’élite cinématographique du mauvais goût, du crade et du scatologique. Car oui, ce festival de films sans budget (et parfois sans scénario) s’invite au BIFFF depuis quelques années. Et cette cuvée est un très bon millésimes. On navigue entre un “revenge” en Citroën saxo, un dessin animé immorale sur le génocide des dinosaures martiens, des cochons qui chantent de l’opéra, un tampon hygiénique un peu rebelle, une femme qui écoute aux murs (et qui ne devrait pas), ou encore la vision toute personnelle d’un rendez-vous amoureux qui tourne au fiasco. On finit (et on n’en veut plus après ça) avec un exposé sur la vie des scatophiles et leur environnement dans un montage à ne pas montrer à un épileptique (ou à sa tante Renée) mélangeant des images presque subliminale issues de films scatologiques. Il ne manque que l’odeur. On sort donc de cette salle avec un léger mal de ventre (sûrement d’avoir trop rit aux commentaires du public) et une certaine satisfaction de ne pas avoir vomi sur le voisin de devant (mais à côté).

Bruno Pons et Olivier Eggermont

Olivier Eggermont
A propos Olivier Eggermont 61 Articles
Journaliste du Suricate Magazine