The Best of Me de Michael Hoffman

the best of me affiche

The Best of Me

de Michael Hoffman

Romance

Avec Michelle Monaghan, James Marsden, Liana Liberato, Luke Bracey, Gerald McRaney

Sorti le 12 novembre 2014

Si seulement le film The Best of Me avait été un téléfilm, on aurait pu être plus indulgent mais la médiocrité du résultat de cette adaptation – le film est tiré du livre du même nom écrit par Nicholas Sparks en 2011 – est si éloquente qu’on ne pourrait omettre le commentaire.

C’est l’histoire banalement exploitée d’un homme et d’une femme qui se sont aimés il y a vingt-ans et que le destin réunit. Dawson (James Marsden) et Amanda (Michelle Monaghan), les deux protagonistes, jouent donc au jeu du chat et de la souris tout en alternant reproches et retrouvailles. Le film jongle sans aucune subtilité avec les flashbacks et la surprise n’a aucunement sa place dans cette histoire à l’américaine. Dans un décor pseudo romantique de bourgade du Sud, le couple se retrouve et se redécouvre jusqu’à remettre en question leur vie d’aujourd’hui et envisager un futur commun, de nouveau.

The Best of Me est un amas de guimauves flasques, une superposition de scènes téléphonées où les personnages ne présentent aucune originalité. Les codes mollassons du cinéma d’adolescent attardé sont repris à la chaîne dans le film et les scènes sont tellement prévisibles que les plus violentes en deviennent risibles. Il s’agit du stéréotype parfait du prétendu conte de fée moderne.

En plus de ne pas mériter son format long-métrage, The Best of Me est interminable puisque le film ne fait pas moins de deux heures et demi ; soit une certaine torture pour le cinéphile sensible à l’intelligence dans l’écriture cinématographique. Tout en assistant, démuni, à la succession des clichés du genre, on a envie de s’enfuir en courant et de manifester pour que ce type de « cinéma » se limite à des rediffusions nocturnes sur le câble ou lors de dimanches après-midis définis comme lendemains de veille.

Bref, avis aux amateurs de bon cinéma – de vrai cinéma – ne faites pas le déplacement pour si peu de substance. Le jeu de ce film bâclé ne mérite absolument pas que la moindre dépense lui soit dédiée, encore moins de quitter son canapé pour cela.

A propos Justine Guillard 94 Articles
Journaliste du Suricate Magazine

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.