Rencontre avec Jean-François Maljean

 

C’est chez lui, à Genval, que le pianiste Jean-François Maljean m’a accueilli bien sympathiquement pour parler en toute décontraction de son dernier album, de son parcours et de son actualité.

Ce dernier CD, sorti fin avril (sous le label Team 4 Action), est un très bel hommage à Pierre Rapsat décédé 15 ans plus tôt.

 

 

Ce n’est pas un hasard si cet opus s’intitule Entre Rêves et Illusions puisqu’il reprend les titres phares qui ont jalonné la carrière du chanteur et qui donc, pour la circonstance, ont été réarrangés par son ancien musicien. On y retrouve notamment les incontournables Passagers de la nuit, Ensemble, L’enfant du 92ème, Les rêves sont en nous, Illusions, Judy and co.

“Sur cet album, pour la grande majorité des morceaux, je joue en solo à l’exception de Good bye Mr Fender sur lequel mon ami guitariste Jacques Stotzem m’accompagne. Il y a aussi deux thèmes chantés: Comment cesse-t’on d’aimer?  par Caroline Bloukiaux  et Le plaisir des yeux qui est, en fait, un inédit que j’interprète en duo avec Céléna Tornabene.”

“Pour chacun des 16 titres, j’ai écrit de nouveaux arrangements en laissant aussi une part à l’improvisation.”

 

 

Ce concept original d’écriture qui est une franche réussite est également à l’image de sa “marque de fabrique”.

“Je pars d’un morceau de variété ou pop et puis, j’ y ajoute ma touche personnelle oscillant entre jazz et classique.”

Pour parler de son parcours, notre Verviétois d’origine, artiste Steinway (excusez du peu), m’explique qu’il a accompagné Pierre Rapsat du début des années 70 à 1984. C’est alors qu’il forma le groupe Maljean-Willems jusqu’à 1993. Sa carrière solo débuta réellement à partir de 1996 pour prendre un tournant déterminant trois ans plus tard grâce à son éditeur André d’ Anjou qui l’introduit en Asie. S’il ne renie pas avoir fait des covers, c’est avec ses compositions personnelles qu’il est accueilli à bras ouverts depuis 2002 en Chine où il est considéré comme une vedette sous le nom de Shang Ma Long.

 

 

“Je suis allé à Taïwan et au Japon mais je vais avant tout régulièrement (une petite dizaine de fois par an) jouer en Asie du sud-est. Si la plupart de mes concerts sont au piano solo, j’ai l’occasion de faire des rencontres  avec des minorités ethniques et d’autres musiciens. Il y donc parfois un mélange de musiques avec des choeurs, des cordes ou rythmiques. Là-bas, je participe aussi à des émissions télévisées ou des festivals et j’y écris également des musiques de films. Mon travail est diversifié.”

 

Le lien entre la Chine et ce nouveau très bel album d’une grande fraîcheur et d’une très bonne qualité sonore, c’est que bientôt il y sera distribué.

Merci Jean-François pour cette entretien franc et ton accueil chaleureux.

Pierre Gérard
A propos Pierre Gérard 65 Articles
Chroniqueur pour la partie du Suricate Magazine consacrée au Jazz