Qui a dit que les fleurs ne pouvaient pas tuer?

auteur : Jérôme Frioux-Toublant
édition : De Saxus
sortie : mai 2018
genre : polar

Depuis que son frère jumeau Lucas est mort devant ses yeux lors d’une mission spéciale, Thom n’est plus le même homme. Il a abandonné sa brigade pour ouvrir un bureau de détective privé qui ne décolle pas parce qu’il s’y désintérresse complètement. Jusqu’au jour où Mona, une amie de sa tante Marthe, l’appelle pour signaler un meurtre. Son voisin Frank Renard est mort d’une manière qui ne semble pas naturelle et gît au milieu de sa boutique pleine d’orchidées, sise au Marché aux Fleurs de Paris.

Mais le meurtre de Frank Renard, empoisonné par des baies d’if réduites en poudre, n’est que le premier d’une longue série qui forcera Thom à se remettre en action tout en l’amenant à faire la paix avec la mort de son frère. Mais cette affaire mets les nerfs de l’inspecteur Durrieu, son boss aux allures de morse, à rude épreuve. Surtout qu’il est débordé et déjà sur les dents! En effet, la liste des suspects ne cesse de s’allonger et les pistes se multiplient avec des modes opératoires différents,… En bref, l’enquête piétine. Et si Durrieu et sa brigade faisaient fausse route?

Fleurs de sang est un bon polar avec de lointains airs d’Agatha Christie. L’intrigue est bien ficelée et le suspense, distillé à petite dose, nous tient en haleine jusqu’à la fin. Bien que certains détails puissent nous mettre la puce à l’oreille quant à l’identité du serial killer, l’auteur arrive en amenant chaque fois de nouveaux éléments à l’enquête, à brouiller les pistes pour qu’on l’on soit surpris par la tournure qu’ont pris les événements en tournant la dernière page.

C’est donc un chouette polar, sans prétention mais ne manquant d’intelligence dans la construction de l’intrigue en prenant pour une fois les fleurs comme stars de l’action. On ne vous en dit pas plus, mais c’est un bon choix pour passer agréablement vos après-midi d’automne.

Daphné Troniseck
A propos Daphné Troniseck 250 Articles
Journaliste du Suricate Magazine