My Old Lady d’Israel Horovitz

my old lady affiche

My Old Lady

d’Israel Horovitz

Comédie

Avec Maggie Smith, Kevin Kline, Kristin Scott Thomas, Dominique Pinon, Noémie Lvovsky

Sorti le 3 décembre 2014

My Old Lady raconte l’histoire d’une rencontre improbable entre une nonagénaire et le fils de l’homme à qui elle a vendu son appartement en viager une bonne quarantaine d’années auparavant. À la mort de son père, Mathias hérite de l’appartement situé dans le centre de Paris mais aussi de ses habitantes : Mathilde et sa fille Chloé. Mais tout ne va évidemment pas se passer comme prévu : Mathias est fauché et a besoin d’argent. Il veut vendre l’appartement au plus offrant et en attendant, il fouille un peu partout dans la maison en quête d’objets de valeur pour soulager sa pauvreté. C’est à ce moment-là qu’il découvre des souvenirs enfouis depuis bien trop longtemps et un secret bien gardé par Mathilde va remonter à la surface. Un secret qui pourrait tous les réunir ou bien les détruire.

Ce film réuni Maggie Smith (Mathilde) qui semble bien, même avec les années qui passent, avoir toujours eu un âge avancé ; Kristin Scott Thomas (Chloé) qui passe très facilement de l’anglais au français et inversement et un Kevin Kline (Mathias) désabusé et en quête de vérité. Il s’agit d’une jolie comédie douce-amère en plein cœur de Paris avec de très beaux plans de la ville notamment ceux qui nous emmènent le long de la Seine. Mis à part le casting de marque, il s’agit d’une production à petit budget, simple, sans fioritures, sans effets spéciaux utilisés en général pour mieux vendre une pellicule, ce qui permet du coup de creuser le sujet en profondeur et de poser les bonnes questions. Que faire quand notre passé est trop lourd à porter ? À près de 60 ans, est-il trop tard pour entamer une nouvelle vie ? Peut-on survivre après la découverte que tout ce qui nous entoure et tout ce que l’on a construit l’a été avec pour base un mensonge ?

On nous raconte comment, lorsque l’on tombe au fond du gouffre, il est possible de remonter et de retrouver espoir. Il ne peut y avoir de reconstruction sur des fondations bancales, et parfois, il faut mentir complètement à soi-même et perdre ses mauvaises habitudes après s’être rendu compte qu’elles existent pour pouvoir enfin construire un édifice solide. Ce n’est pas en ayant des œillères et en se voilant la face, parce que c’est plus facile que d’affronter ses problèmes, que l’on brise le cercle vicieux dans lequel on s’est soi-même emprisonné. Pour accomplir cela, il faut beaucoup de courage mais la récompense nous attend au bout du tunnel.

La conclusion ? Il n’est jamais trop tard pour se réveiller à la vie et en profiter, parce que survivre ne permettra jamais à quelqu’un d’être totalement heureux. Un film résolument optimiste qui nous fait rire et pleurer tout à la fois.

Daphné Troniseck
A propos Daphné Troniseck 250 Articles
Journaliste du Suricate Magazine

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