Negalyod, quand Matrix rencontre Jurassic Park

Dessin : Vincent Perriot
Scénario : Vincent Perriot
Edition : Casterman
Sortie : 05 septembre 2018
Genre : Action, aventure, SF

Au mois de septembre est sorti aux éditions Casterman, Negalyod, un thriller d’anticipation post-apocalyptique dont le scénario fait la part belle aux films des années 80 et 90. Aux manettes, Vincent Perriot qui a travaillé avec Florence Breton, la coloriste de Moebius.

Dans un monde où l’eau est devenue la denrée la plus précieuse et où les hommes sont contrôlés par un mystérieux réseau, Jarri, un berger du désert aurait dû continuer à vivre sa vie en marge de la société. Mais lorsqu’un camion générateur d’orage anéantit son troupeau, une seule solution s’impose à lui: partir en ville et découvrir les responsables afin de se venger.

Le scénario de Negalyod reprend certaines peurs et angoisses de notre monder moderne comme la raréfaction des ressources en eau ou la prise de contrôle du pouvoir par un petit nombre. En filigrane, on perçoit également le débat sur la place de l’homme dans la catastrophe écologique et de son « irresponsabilité » en général. Néanmoins, même si ces questions sont au cœur de la démarche de Vincent Perriot, il n’en oublie pas les scènes d’action et de bravoure et Negalyod est avant tout un grand récit d’aventure où notre héros a troqué un cheval pour son dinosaure.

Negalyod ne surprendra pas le lecteur avec son scénario. Par contre, c’est au niveau graphique que la bande dessinée se démarque d’autres récits post-apocalyptiques. L’univers graphique est assez riche avec son bestiaire de personnages, une cité tentaculaire et toute en hauteur, un arbre technologique archaïque et low-tech… Les représentations des scènes d’action ou de la cité en pleine page sont nombreuses et le lecteur prendra un grand plaisir à en admirer chaque détail.

Negalyod est un album qui plaira à un large public. Il tiendra en haleine ceux qui recherchent un grand récit d’aventure mais également ceux pour qui la science-fiction, c’est imaginer et se plonger dans des mondes nouveaux. Le lecteur lira l’album pour son scénario et s’y plongera encore de nombreuses fois par la suite pour en admirer toute la beauté graphique.

Vincent Penninckx
A propos Vincent Penninckx 59 Articles
Journaliste du Suricate Magazine