[L’instant VHS] Les Sous-doués de Claude Zidi

les sous-doues

Chaque semaine, je cherche pour vous un film à voir, ou ne pas voir sur vos écrans de télévision. L’instant VHS, c’est l’opportunité de pouvoir parler de divers films qui ont un certain âge ou qui ne sont plus dans l’actualité : des films cultes ou oubliés. Pour la semaine du 15 au 21, nous nous sommes intéressés à deux films de Claude Zidi : la saga des Sous-doués qui sera diffusé à 20h50, le jeudi 18 juin 2015 sur TMC. Le voyage dans le temps commence…

Dans Les Sous-doués passent leur bac, les élèves du Cours Louis XIV sont réputés comme les plus cancres de France, car toute la promotion a décidé de rater chaque année et continuer à s’amuser ensemble : Bébel le héros, Julien son meilleur pote, Jeanne et Caroline les filles, Togo le fils de diplomate, Gaëtan l’ado enrobé, Graffiti le voleur de mobylette, etc. La directrice, Lucie Jumaucourt, lassée du laxisme de son directeur de mari, décide de prendre les choses en main et de les faire réussir par tous les moyens. A cause d’une blague de potache, les élèves ont le choix entre réussir leur bac ou aller en prison. Avec l’aide de leurs parents, ils vont redoubler d’ingéniosité pour tricher et éviter la taule.

Les Sous-doués en vacances, suit Bébel et quelques-uns de ses camarades dans de nouvelles aventures juste après leur bac. Au départ des vacances, il se fait larguer par sa nouvelle conquête et se retrouve dans l’émission du célèbre crooner Paul Memphis en même temps que Pétronille et Claudine, déçue de s’être fait piqué son mec par sa sœur jumelle. Bébel et Claudine sont choisis pour tester la nouvelle machine « Love Computer », qui prédit si deux personnes sont faites l’un pour l’autre. Le résultat est encourageant mais ne satisfait pas Memphis, lui aussi tombé amoureux de Claudine.

C’est déjà le quatrième épisode de l’Instant VHS et on redécouvre cette fois-ci, une comédie française des années 80 : Les Sous-Doués et sa suite, qui passent sur TMC jeudi soir. Même si, étonnamment, la suite passe avant le film d’origine. Je me demande tout de même quelle est la stratégie de la chaîne dans ce cas-là, un peu comme si, pour TMC, le deuxième épisode était susceptible d’amener une meilleure audience que l’autre. Pourtant, force est de constater que la première version est bien mieux réussie.

Si les aventures de Bébel et ses potes tentant de passer leur bac est pleine de fraîcheur et d’un humour potache d’univers scolaire, leur départ en vacances est assez raté et frôle plus que souvent le nanar. La suite a laissé tomber le charme d’une classe pour les amours ennuyeux de son héros. Certes, les blagues au Cours Louis XIV ne volaient pas toujours très haut et étaient même parfois ridicules, mais les vacances n’ont pas vraiment inspiré Claude Zidi et ses scénaristes. Ce film est d’ailleurs considéré plus rarement comme culte que son prédécesseur. Seule la chanson Destinée, écrite par Guy Marchand sur un coin de table, est passée à travers les décennies, popularisée aussi par le film Le Père Noël est une ordure et par le fait qu’elle reste très vite en tête. Le comble pour le chanteur a été d’être assimilé à cette chanson plutôt qu’à toutes les autres œuvres qu’il a produite, bien plus sérieuse qu’une chanson-gag créée en 5 minutes. Guy Marchand refuse d’ailleurs, toujours, de la chanter en concert.

Du point de vue de l’interprétation, tout le monde connaît l’interprétation de Daniel Auteuil dans le rôle de Bébel, mais est-ce que tout le monde se souvient des seconds rôles ? Les adultes sont joués par des acteurs confirmés comme Michel Galabru, Maria Pacôme, Tonie Marshall, Richard Bohringer, Hubert Deschamps, etc. dans la première partie et on retrouve Guy Marchand dans la deuxième. Ainsi que les jeunes actrices Charlotte de Turckheim et Grace de Capitani. Le reste du casting frôlant parfois l’amateurisme.

Finalement, je descends peut-être le second opus, car il perd le charme du premier qui ne se prenait pas la tête et se contentait de faire rire au moyen de situations cocasses. Et peut-être que, pour d’autres, il est aussi culte. Cela n’empêche pas que le manque d’idées originales se voit à l’écran, que le « Love Computer » est d’une nullité sans nom et on finit par devoir supporter une comédie gnangnan plutôt que des blagues de potaches que l’on aime tous, parfois de manière honteuse. La solution de la soirée est d’enregistrer la diffusion de 20h50 et de regarder celle de 22h35, car c’est toujours plus intéressant de voir les sagas dans le bon ordre. Mais, c’est sans obligation de réussir l’enregistrement des vacances de nos héros.

Et si vous ne voulez pas me croire, quand je vous affirme que le potache décomplexé est sympa et pas seulement franchouillardement ridicule, il y a un « superbe » téléfilm estampillé TF1 pour votre soirée de jeudi.

Pour apprendre quelque chose d’intéressant : A l’origine, le premier film s’appelait simplement Les Sous-Doués et se terminait 10 ans plus tard. Mais, le succès appelant souvent une suite, une suite fut créée et repris l’histoire juste après les examens du bac sans se soucier du précédent final. La suite s’appelant Les Sous-doués en vacances, la mention « passent le bac » fut ajoutée par la suite, pour une meilleure compréhension et distinction entre les deux métrages.

Juste pour ne pas mourir idiot : l’allemande du camping-car (le deuxième film) est interprétée par Doris Thomas qui dira dans une scène culte des Bronzés, la fameuse phrase à Thierry Lhermitte et Christian Clavier : « Bonsoir, nous allons nous coucher ». Elle aura aussi un petit rôle d’allemande dans Les Bronzés font du ski.

Loïc Smars
A propos Loïc Smars 308 Articles
Fondateur et rédacteur en chef du Suricate Magazine

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