
L’Ile de la Demoiselle
Réalisateur : Micha Wald
Genres : Drame, Historique
Acteurs et actrices : Salomé Dewaels, Louis Peres, Candice Bouchet
Nationalités : Belgique, France
Date de sortie : 27 mai 2026
Il y a des films qui vous marquent et restent ancrés en vous pour le restant de vos jours. L’Île de la Demoiselle n’est pas de ceux-là.
Marguerite de la Rocque est promise à son oncle, le vice-roi du Canada. Lors de sa traversée vers le Nouveau-Monde pour rejoindre son promis, elle est agressée par le noble Thomas d’Artois. À la suite de cette agression, elle tombe enceinte. Lorsque la situation est découverte, il est décidé d’abandonner Marguerite et sa servante Damienne sur l’Île des Démons, livrées à elles-mêmes. Thomas d’Artois, tout de même conscient de son rôle dans cette affaire, s’oppose au roi et finit par se faire abandonner sur l’île avec ces dames. Thomas affirme être resté pour les sauver et les sortir de cette situation. Cependant, les jours passent et l’espoir diminue. Si Damienne et Marguerite, enceinte, n’en mènent pas large, c’est bien Thomas qui voit son esprit se déliter le plus rapidement. Obsédé par Marguerite, il se convainc que c’est parce qu’ils vivent sur cette île dans le péché – ils ne sont pas mariés, malgré la grossesse – qu’aucune aide ni solution ne se présentent à eux. Bientôt, sur cette île, au-delà des intempéries, c’est à leurs propres esprits que nos protagonistes doivent faire face.
Bien que l’histoire sur laquelle est basé ce film soit intéressante, le long-métrage ne parvient malheureusement pas à se hisser à la hauteur de la légende. Dès le début, le ton est plat. Ni les images, ni le procès, ni Marguerite n’arrivent à accrocher notre regard et à nous convaincre de rester pour la suite. Les couleurs du film le rendent fade et peu attrayant. Si le jeu d’acteur est passable pour Marguerite de la Rocque, on a un peu plus de mal avec Damienne et Thomas d’Artois, qui semblent presque jouer dans l’exagération de leur personnage et du contexte. C’est dommage, sachant que c’est une œuvre qui a besoin de ses protagonistes pour exister, de ne pas avoir poussé un peu plus le jeu, pour le rendre plus vivant et moins guindé.
Leur vie commune sur l’île est coupée de manière chaotique, ce qui donne un peu l’impression de flotter dans un rêve sans forme. Peut-être était-ce la volonté du réalisateur, vu qu’on est sur l’Île des Démons et que nos personnages sont censés perdre un peu la raison. Sauf que cela donne juste une impression d’histoire décousue et sans attrait.
Malgré une intrigue de départ prometteuse, L’Île de la Demoiselle a du mal à tenir la longueur. On se retrouve devant une œuvre qui flotte à la surface de son propre récit et, en réponse, on sent notre intérêt pour les aventures de nos protagonistes se déliter lentement.
