
Le Presque dernier des dinosaures
Texte et dessin : Barroux
Éditeur : Seuil Jeunesse
Date de parution : 2 janvier 2026
Genre : Album jeunesse, petite enfance
Proposé dès 2 ans, Le presque dernier des dinosaures n’est autre qu’un diplodocus. Contrairement au premier Jurassic Park de Steven Spielberg, le but de l’auteur n’est pas de faire peur en jouant sur le hors-champ. Dino le diplodocus est de tous les plans, de toutes les images. C’est l’attraction numéro un de l’album qu’on ne saurait pas oublier car l’auteur l’habille de toutes les couleurs.
Le lecteur ou la lectrice qui s’attend à une intrigue, justifiée par ce titre mystérieux, sera déçu·e. Barroux a été « directeur artistique de diverses agences de publicité », comme il est spécifié dans le dossier presse, et ce côté « poseur » se fait sentir. Il est même presque revendiqué. Et si narration il y a, alors elle sert l’objectif unique de se focaliser sur les changements colorimétriques de notre grand dinosaure, à qui il arrive toute une série de choses d’un intérêt assez varié étant donné que nulle conséquence n’en découle (Dino a un rhum, Dino fête son anniversaire, Dino danse toute la nuit, etc.). D’où notre (pseudo) surprise de voir apparaître un autre diplodocus, en toute fin d’album, qui débarque sans prévenir (à peine avait-on été spoilé par le titre). Dino et Dino se mettent en couple, font des enfants, et puis ? Et puis sans doute que la vie continue (avec le rhum, l’anniversaire, etc.).
Le presque dernier des dinosaures surprend donc, mais pas forcément pour les bonnes raisons. Si le jeu sur l’habillement de Dino peut sans doute attirer le regard de jeunes enfants, le décalage entre la narration presqu’attendue de par le titre et cette disposition de scénettes déconnectées l’une de l’autre, bien que mignonnes ou/et très graphiques (mention à celle où Dino a trop fait la fête et dont la teinte délavée grise vise l’abstraction), déconcerte.
