Happy Birthdead 2 You, suite cartoonesque et jouissive

Happy Birthdead 2 You
de Christopher Landon
Comédie, horreur
Avec Jessica Rothe, Israel Broussard, Phi Vu, Ruby Modine, Suraj Sharma
Sorti le 20 février 2019

Dans le premier Happy Birthdead (Christopher Landon, 2017), la jeune Tree, étudiante et membre d’une sororité, se trouvait prise dans une boucle temporelle lui faisant revivre inlassablement le jour de son anniversaire, qui se trouvait être également celui de sa mort. Alors que la fin du premier opus lui permettait de sortir de cette boucle en découvrant l’identité de son meurtrier et en évitant ainsi la mort, ce deuxième épisode la plonge à nouveau dans cet enfer de la répétition grâce à quelques pirouettes scénaristiques aussi déjantées que ludiques.

Là où le premier Happy Birthdead n’était finalement qu’une gentille variation semi-horrifique semi-parodique d’Un jour sans fin – auquel le film faisait d’ailleurs directement référence dans une scène finale légèrement lourdingue –, le second va chercher ses influences dans des choses plus diverses et variées. Si l’on pense assez rapidement à Retour vers le futur – également cité de manière très lisible par le film –, on peut également se rendre compte que le réalisateur-scénariste Christopher Landon a ici largement développé le versant parodique de sa franchise, tout en lui apportant une touche burlesque, voire cartoonesque.

Sans en révéler trop sur les rebondissements d’une intrigue qui table beaucoup sur l’effet de surprise, on peut dire que certaines « fin de journée » de Tree font parfois ouvertement penser à des gags de dessins animées labélisés « Looney Tunes », tandis qu’une scène cite – encore une fois – carrément « Pépé le putois ».

On l’aura compris Happy Birthdead 2 You s’inscrit clairement dans un cinéma du clin d’œil et de la citation, mais trouve dans cette approche une espèce d’échappatoire bienvenue à ce qu’aurait pu être une suite plus littérale et calquée sur les intentions du premier. Lorgnant délibérément plus du côté de la comédie que de l’horreur, le film parvient à surprendre constamment et à dégager une énergie communicative, foutraque et parfois un peu trop débordante, mais diablement sympathique. Cette impression doit également beaucoup à l’investissement des comédiens, dont l’excellente Jessica Rothe, au jeu délicieusement « over the top ».

Thibaut Grégoire
A propos Thibaut Grégoire 339 Articles
Journaliste du Suricate Magazine