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    Gentil n’est pas un gros mot : une histoire qui fait du bien

    Avec Gentil n’est pas un gros mot, Agathe nous entraîne dans une journée où la mauvaise humeur laisse progressivement place à la bienveillance. À travers un récit rythmé, cet album aborde avec subtilité l’amitié, l’entraide et l’attention aux autres, sans jamais tomber dans la moralisation. Une lecture aussi touchante que dynamique, portée par un texte particulièrement musical.

    Une histoire de mauvaise humeur et de bienveillance

    Agathe s’est levée du mauvais pied. Tout l’agace et les attentions des personnes qu’elle rencontre ne parviennent pas à lui redonner le sourire. Pourtant, au fil de la journée, ses différentes rencontres vont progressivement faire évoluer son comportement. Face à la sensibilité et à la bonne volonté des autres, Agathe va peu à peu s’adoucir jusqu’à devenir elle-même une source de gentillesse.

    Dans un contexte scolaire, Gentil n’est pas un gros mot aborde ainsi plusieurs valeurs importantes pour les plus jeunes sans jamais tomber dans la moralisation. L’amitié, l’entraide et l’attention portée aux autres sont notamment mises en scène à travers des situations du quotidien. Laisser sa place à une femme enceinte, prendre soin des personnes âgées ou encore intervenir face au harcèlement deviennent autant de petits gestes qui permettent à Agathe de comprendre l’importance de la bienveillance et de l’amitié.

    Un récit aux belles sonorités

    Malgré une certaine longueur, puisque la lecture peut facilement approcher les vingt minutes, le texte parvient à maintenir l’attention des plus jeunes grâce à un jeu efficace de répétitions et de rimes. L’écriture d’Élisabeth Brami joue beaucoup sur les sonorités et les dialogues, donnant au récit un rythme presque chantant. L’humour vient régulièrement alléger les situations et permet d’aborder des notions parfois encore abstraites pour les plus petits sans alourdir le propos.

    Les illustrations de Sylvie Serprix apportent quant à elles une autre lecture de l’histoire. Si le texte reste au premier plan, les dessins fourmillent de détails et accompagnent avec finesse l’évolution d’Agathe. Le travail sur les couleurs est particulièrement intéressant : d’abord dominée par des tonalités rouges qui traduisent sa colère et sa mauvaise humeur, l’héroïne voit progressivement son univers s’éclaircir à mesure que son comportement change. Une approche qui rejoint l’univers coloré et malicieux développé par l’illustratrice dans son travail pour la jeunesse.

    Bien que destiné aux enfants dès 3 ans, l’album trouvera également sa place auprès de lecteurs plus âgés. Les situations proposées et les valeurs défendues restent en effet très universelles. L’amitié, l’entraide et l’attention portée aux autres sont ici abordées avec suffisamment de simplicité pour les plus jeunes, mais aussi avec suffisamment de justesse pour susciter la discussion avec les plus grands.

    Gentil n’est pas un gros mot propose ainsi une lecture vivante et accessible, où la musicalité du texte accompagne une histoire qui rappelle, sans jamais insister, que quelques mots ou quelques gestes peuvent parfois suffire à changer une journée.

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    Gentil n’est pas un gros motAutrice : Elisabeth BramiIllustratrice : Sylvie SerprixÉditeur : CastermanDate de parution : 2 septembre 2026Genre : Album jeunesse, petite enfance Avec Gentil n’est pas un gros mot, Agathe nous entraîne dans une journée où la mauvaise humeur laisse progressivement place...Gentil n’est pas un gros mot : une histoire qui fait du bien