Fuoco e Passioni: Il giardino Armonico a présenté le volet 2 de sa trilogie

Fuoco e Passioni: Il giardino Armonico Trilogy #2

Bozar Music, jeudi 18 mars

Dans le cadre du Klarafestival, Bozar Music recevait ce jeudi 18 mars Il Giardino Armonico pour la deuxième représentation de leur trilogie Fuoco e passioni. L’ensemble a exploré des oeuvres de Gluck, Mozart et Haydn.

Le Klarafestival se tient chaque année au mois de mars à Bruxelles et rassemble des personnalités internationales de la musique classique. Le résultat est un mois fait de découvertes musicales inattendues et inoubliables. Le festival est à la base une collaboration avec la radio Klara, radio bruxelloise néerlandophone de musique classique, et Bozar Music. Cette année plus que jamais, les liens étroits entre le festival et les concerts se sont renforcés et tous les concerts seront à l’écoute dans la programmation de la radio dans les mois à venir. Musique 3 proposera également des rediffusions des concerts donnés, une deuxième chance de découvrir tous ces artistes rassemblés pour une belle affiche.

Il giardino Armonico est un orchestre fondé en 1985 et rassemblant les meilleurs musiciens d’Europe. Leur répertoire se base sur la musique du XVIIe et XVIIIe siècle. L’orchestre a été dirigé avec brio par son fondateur, Giovanni Antonini. Son énergie et sa personnalité étaient palpables dans l’interprétation des musiciens et, même pour le moins musicophile des spectateurs, sa direction donnait tout son sens à la représentation. Une forte personnalité pour une jeu remarquable et une représentation inoubliable.

La soirée était plus que divertissante, le programme s’attelant à des oeuvres d’univers variés et faisant intervenir tour à tour l’orchestre, un violon soliste ou encore une soprano. Une telle diversité permettait de renouveler l’intérêt de l’auditeur tout au long de la soirée. Au programme: Suite from the ballet « Dom Juan » de Christoph Willibald Gluck (1714-1787). Même si l’on connait Dom Juan sur les bouts des doigts, cette version de Gluck ne pouvait nous laisser indifférent. Le morceau était impressionnant au niveau rythme, avec une vitesse de jeu remarquable, mais également, au-delà des prouesses techniques, un niveau d’intensité émotionnel non négligeable.

Le concerto pour violon et orchestre No. 2 en la majeur de Mozart (1756-1791) a eu du mal de prendre sa place après ce morceau de Gluck qui, il faut bien l’avouer, a chamboulé l’auditeur quelque peu sensible à la musique classique. La soliste, Isabelle Faust, a pourtant fait preuve d’un jeu sans accrocs, jouant avec facilité avec l’orchestre. Bien que ce jeu de titilllement entre la soliste et la masse de l’orchestre était plus qu’intéressant, nous avons ressenti un manque de puissance juste après le Gluck. Toutefois, le troisième mouvement a permis d’envoyer toute la puissance de l’ensemble des cordes.

L’extrait Betracht dies Herz de la messe Grabmusik  écrite par Mozart à l’âge de 11 ans sur commande de l’archevêque de Salzburg prouve, s’il en est encore besoin, l’immense talent du compositeur. Bien que très court, cet extrait a été interprété par l’orchestre et la soprano Mojca Erdmann, et tout a été dit et transmis en quelques minutes. Pari réussi.

Enfin, le public a ensuite eu droit au trio orchestre-soprano et violon-soliste pour un extrait du Re pastore de Mozart, pour ensuite finir le concert sur la symphonie No.49 en fa mineur de Joseph Haydn (1732-1809).

Un concert qui a tenu ses promesses et qui nous laisse impatient jusqu’à la prochaine édition du Klarafestival.

Copyright photo: David Ellis, DECCA

Déborah Lo Mauro
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