BIFFF 2015 : Top, flop, notes d’Olivier Eggermont

Retrouvez en conclusion de cette édition du BIFFF ce qui a fait vibrer ou ce qui a agacer nos journalistes envoyés sur place. Des tops, des flops et des notes à gogo, c’est parti !

shrew's nest

Le Top 5

1. Shrew’s Nest
2. Liza, the Fox-Fairy
3. La Isla Minima
4. The House at the end of Time
5. Turbo Kid

Ce top 5 fait la part belle aux thrillers ainsi qu’aux films de science-fiction. En effet, Shrew’Nest et La Isla Minima se sont tous deux fait remarquer dans la première catégorie tandis que Turbo Kid, film post-apocalyptique, et The House at the End of Time, thriller de science-fiction, ont aussi tous les deux réussit leur pari de nous scotcher à nos sièges. Au sommet de ce top 5, le très réussi Shrew’s Nest nous propose un semi-huis clos dans lequel les trois acteurs principaux excellent. L’ambiance de cette réalisation surtout est à souligner tout comme la performance presque parfaite de Carolina Bang dans un des rôles principaux. Dans un autre style, beaucoup plus conventionnel, La Isla Minima aura enchanté notre début de festival. Dans ce thriller policier, deux inspecteurs doivent résoudre une affaire plutôt glauque dans l’Espagne d’après Franco. Seul petit bémol : la psychologie des deux enquêteurs qui n’est peut-être pas assez poussée mais le film en avait-il le temps ? Véritable True Detective à la sauce espagnole, La Isla Minima est tout de même une très bonne réussite. Tout comme l’est aussi The House at the end of Time. Surprenant thriller horrifique vénézuélien, ce film est une des bonnes surprises du festival et revisite avec succès le mythe éculé de la maison hantée. Dans le cas de Turbo Kid, cette réalisation nous présente un monde post-apocalyptique plus original que dans la plupart des films de ce genre. Dopé à l’humour et aux situations loufoques, le long-métrage est un de nos coups de cœur lors de ce festival. Et en parlant de coup de cœur, comment ne pas évoquer Liza, the Fox-Fairy ? Grand gagnant de la remise des prix, ce petit bijou décalé signé par le réalisateur hongrois Károly Ujj Mészáros a réussi à emmener tous les spectateurs dans son monde à part.

at the devil's door home

Le Flop 5

1. At The Devil’s Door
2. Born to Die
3. The Editor
4. German Angst
5. Ice Forest

Quand un film se fait huer par les spectateurs du BIFFF, c’est qu’il a vraiment été très mauvais. Cette mésaventure est arrivée cette année à At The Devil’s Door. Énième production revisitant le concept de l’exorcisme et de livrer son âme au diable pour que celui-ci prenne forme, c’est plutôt le film qui n’a jamais pris forme. Ennuyant et lassant, il laisse un goût amer dans la bouche. Tout comme Born to Die, qui ne s’est basé que sur son excentricité beaucoup trop exagérée pour tenter de conquérir le public. On a même entendu des ronflements dans la salle. Des ronflements, on en a peut-être moins entendu pour The Editor, mais c’est sûrement parce que la plupart des spectateurs avaient quittés le ciné 2 avant la fin du film. Véritable Giallo à la sauce débile, le film n’en est pas drôle pour autant. Quant à Ice Forest, il fallait avoir les nerfs solides pour pouvoir se le farcir tout du long. Durant l’entièreté du film, on s’attendait à une belle petite séquence d’action pour récompenser notre courage, elle n’est jamais arrivée. Mais la palme du mauvais goût revient sans aucun doute à German Angst, véritable régurgitation artistiques qui fleure « bon » le vomi. Pour faire parler de lui, un mauvais film d’horreur n’a qu’une seule option : faire dans le trash pour choquer. Et là, c’est ce que German Angst a fait, de bien mauvaise façon. Sous le couvert d’une poésie de pacotille (non, ce n’est pas parce qu’on met de la musique classique sur une scène d’émasculation que c’est de l’art, bordel), le film enchaîne les scènes gore et inutiles pour masquer le vide intersidéral de son scénario et la nullité totale de sa réalisation. Une véritable daube qui nous mettrait presque en colère tellement elle souille le cinéma que l’on aime.

Les notes des films vus !

German Angst : 0/5 – Comment cacher le vide sidéral d’une réalisation sous un gore de bas étage, un bel étron cinématographique.
At The Devil’s Door : 1/5 – Qu’est-ce qu’on s’est ennuyé pendant tout ce film, il s’est même fait huer, c’est  dire.
Born to Die : 1/5 – Trop d’excentricité tue l’excentricité et là, elle est morte et enterrée.
Ice Forest : 1/5 – Le seul bon moment du film fût le générique de fin.
The Editor : 1/5 – J’ai rien compris.
Parts per Billion : 1/5 – Jamais la fin du monde n’aura été aussi chiante.

Blood Moon : 2/5 – Les films de loup-garou, ça passe ou ça casse et là, ça casse. Rien d’original.
The Incident : 2/5 – Les films basés sur un paradoxe temporel, ça se casse souvent la gueule, « The Incident » le confirme.
Infini : 2/5 – On nous avait promis un film à la « Alien », on a plutôt eu du « Prometheus », de là à demander à rembourser nos accréditations !
The Stranger : 2/5 – Un vampire qui se fait botter le cul par tout le monde pendant 1h30, loin d’être mémorable.
Young Ones : 2/5 – Malgré quelques bons moments, le film accumule quelques erreurs et finalement, on n’arrive pas vraiment à accrocher.
The Returned : 2/5 – Un thriller argentin qui n’arrive pas à ses fins malgré quelques bonnes idées, dommage.

Burying the Ex : 3/5 – Un film mêlant la comédie romantique au monde fantastique, très divertissant.
Big Game : 3/5 – Une bonne grosse production américaine avec beaucoup de flingues et d’explosions, parfait pour la clôture !
The Babadook : 3/5 – Un chouette petit thriller horrifique qui revisite pour la énième fois le mythe du Bogeyman.
The Canal : 3/5 – Un bon petit thriller fantastique qui se laisse voir mais qui ne restera pas dans les mémoires.
Charlie’s Farm : 3/5 – Du sang des boyaux, de la rate et du cerveau mais pas les seins de Tara Reid, dommage.
Deadman Inferno : 3/5 – On nous avait promis des yakuza qui dézinguent des zombies, on n’a pas été déçu !
Dealer : 3/5 – Bonne petite réalisation épileptique basée sur une histoire vraie, vivement le 2 !
Extraterrestrial : 3/5 – Tout est convenu dans ce thriller de science-fiction à regarder le cerveau déconnecté
Fantasticherie di un Passegiatore Solitario : 3/5 – Un chouette petit ovni qui mêle pâte à modeler et tournage en séquences réelles, très bien ficelé.
The Great Hypnotist : 3/5 – Si vous voulez voir « Inception » en version hypnose chinoise, c’est ici qu’il faut venir.
Greatful Dead : 3/5 – Ils sont quand même bizarres ces Japonais ! Mais là, on ne va pas s’en plaindre.
The Guest : 3/5 – Quand un Jason Bourne sociopathe vient chez vous, ça n’augure rien de bon. Un chouette film d’action.
Hellmouth : 3/5 – Un chouette mélange entre l’enfer de Dante et Sin City. Il a eu le grand mérite de l’originalité et d’une réalisation très soignée.
Late Phases : 3/5 – Mis à part des loups garous très moches, le film réussit à nous faire passer un très bon moment.
Lost Soul : 3/5 – Un chouette documentaire retraçant le tournage maudit du très mauvais « Île du Docteur Moreau » à coup d’anecdotes de tournage. À voir pour les fans.
Mexico Barbaro : 3/5 – Excellent parfois et beaucoup moins à d’autres moments, c’est ça le problème des films réalisés par plusieurs personnes. Mais on s’est bien amusé.
Therapy for a Vampire : 3/5 – Malgré une histoire qui sent le réchauffé à la Dracula, cette comédie fantastique arrive à nous égayer mais on en attendait un peu plus.
Turbo Kids : 3/5 – Dans un monde apocalyptique, il n’y a pas deux films comme « Turbo Kid » et c’est tant mieux, une réalisation de science-fiction réussie.
Words with Gods : 3/5 – Une plongée très intéressante dans les croyances à travers les yeux de différents croyants.
Wyrmwood : 3/5 – Totalement décalé mais bien jouissif dans un festival comme le BIFFF.
The Sleeping Room : 3/5 – La moyenne seulement pour ce « Sleeping Room » un peu trop inégal pour mériter plus.
Être : 3/5 – Ce « 21 grammes » à la française ne casse pas de briques mais se laisse facilement regarder tout de même.
Court mais trash : 3/5 – Avec pas mal de Maitrank, ça passe comme une lettre à la poste.

The House at the end of Time : 4/5 – Alors qu’on s’attendait à une nouvelle histoire de maison hantée, le film réussit à nous surprendre de bien jolie façon, une des bonnes surprises de ce BIFFF.
La Isla Minima : 4/5 – La première baffe de ce BIFFF et un thriller très bien réalisé qui fait penser à la série « True Detective ». Excellent.
Liza, the Fox-Fairy : 4/5 – Le grand gagnant de ce BIFFF 2015 aura vraiment mérité ses lettres de noblesse. Un excellent film à l’ambiance totalement alternative.
Shrew’s Nest : 4/5 – Un des meilleurs films de ce BIFFF et des acteurs d’exception, la claque du festival !

The Blue Elephant : Un thriller psychologique égyptien très bien ficelé et qui a remporté les félicitations du jury.

Olivier Eggermont
A propos Olivier Eggermont 61 Articles
Journaliste du Suricate Magazine

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