Ahsoka, un nouvel arc narratif pour Star Wars

Ahsoka
de Dave Filoni
Science-fiction
Disponible sur Disney+

Etant né 7 mois après la sortie du premier Star Wars, les occasions de se plonger dans cet univers étaient pour moi assez réduites, et souvent redondantes… des rediffusions à la télévision, l’achat des films sur support (VHS ou DVD) et de nombreux jeux vidéos qui nous faisaient rejouer les scènes les plus célèbres de la première trilogie. Par la suite, dans les années 1990 et 2000, avec l’arrivée de la seconde trilogie, les choses ont évolué, l’arrivée de nouveaux films se doublant de la création d’une série animée, Clone Wars, suivie plus récemment par d’autres comme Star Wars Rebels ou Star Wars: The Bad Batch.

Une longue attente

Mais c’est seulement avec l’éclosion des plateformes de streaming et la possibilité que les lourds investissements pour produire de nouveaux contenus soient rentabilisés que le spectateur s’est vu  offrir de nombreuses histoires qui font le lien entre les différents épisodes de la saga. Ainsi, des succès critiques comme The Mandalorian et des séries plus discrètes comme Andor ont nourri l’imaginaire du spectateur en évoquant des époques et des situations qui n’apparaissaient pas au cinéma.

Avec Ahsoka – interprétée par Rosario Dawson – que les amateurs ont pu découvrir dans la série animée Clone Wars et dans la seconde saison de The Mandalorian, c’est la période qui suit la trilogie originelle qui est évoquée, les débuts difficiles de la nouvelle république galactique et les menaces potentielles qui pèsent encore sur celle-ci de la part des soutiens de l’empire déchu.

Découvrir de nouveaux protagonistes, de nouveaux designs de robots, de nouveaux costumes, de nouvelles planètes et bestiaires qui la peuplent, est un des plaisirs qu’offre cette nouvelle série disponible sur Disney+. D’autant plus que, au fur et à mesure de l’évolution de la franchise, les histoires se complexifient, la psychologie des personnages est moins tranchées et les choix des personnages sont moins manichéens.

Poser les bases

Bien entendu, poser les bases de nouveaux arcs narratifs prend un certain temps, et si l’on ne s’ennuie aucunement durant les 8 épisodes que compte cette première saison, certains resteront sur leur faim au vu du dénouement proposé, celui-ci laissant toutes les options ouvertes pour la seconde saison.

Mais au vu de la qualité de cette première saison, de la possibilité de sortir enfin des arcs narratifs des trois trilogies et de la satisfaction de voir nos héros confrontés à une multitude de nouveaux êtres maléfiques, nous ne bouderons pas notre plaisir et espérerons que la force soit avec les scénaristes, acteurs et toute l’équipe technique pour nous proposer une seconde saison qui répondra à certaines de nos questions.