Walking on sunshine

walking on sunshine affiche

Walking on sunshine

de Max Giwa et Dania Pasquini

Comédie musicale, Romance

Avec Hannah Arterton, Annabel Scholey, Giulio Berruti, Katy Brand, Leona Lewis

Sorti le 13 août 2014

Walking on Sunshine est une comédie musicale qui profite d’une histoire d’amour (soi-disant) impossible pour revisiter certains titres phares des années 80 dans un décor de carte postale.

Taylor rend visite à sa sœur Maddie, installée en Italie. À peine arrivée, cette dernière la prend par surprise en lui annonçant son mariage avec son nouveau coup de foudre… qui n’est autre que Raf, le bel italien dont Taylor était tombée amoureuse en vacances, trois ans plus tôt. Tiraillée entre son amour pour sa sœur et ses sentiments refoulés pour Raf, Taylor subit la préparation du mariage comme une épreuve.

Pour apprécier Walking on sunshine de Max Giwa et Dania Pasquini, il est nécessaire d’accepter la formule all-in et de se faire à l’idée que ce film est au cinéma ce que le Club Med est aux vacances : un divertissement où tout est pris en charge. Une fois cette notion digérée, reste à valider quelques prérequis pour pleinement profiter du film.

Il faut tout d’abord aimer les comédies musicales à la Mamma Mia, ce genre d’univers où des gens beaux et bronzés semblent être éternellement en vacances. Walking on sunshine est d’ailleurs une bonne opération de communication pour la région des Pouilles, dans le sud de l’Italie, qui peut déjà tabler sur une belle saison touristique. Il faut aussi apprécier que les personnages expriment leur moindre état d’âme en chanson et que cela déclenche de façon systématique et « spontanée » un flash-mob dans leur entourage immédiat. Ensuite, il faut savoir se satisfaire d’une intrigue dont le charme réside dans son caractère prévisible. Car quoiqu’il en dise, si le spectateur aime la surprise, il aime également avoir raison et pouvoir s’exclamer « Je le savais ! » et « Évidemment ! ». Cela signifie qu’à défaut de retournements de situation fouillés, il s’agit de se laisser gagner par l’enthousiasme des acteurs : la fraîcheur de Taylor (Hannah Arterton), l’énergie de Maddie (Annabel Scholey), la beauté méditerranéenne de Raf (Giulio Berruti) et le charme d’Elena, l’amie de Taylor, incarnée par la chanteuse Leona Lewis (« Keep bleeding, keep keep bleeding loooooveeee »), qui réalise ici ses débuts au cinéma. Enfin, il faut savoir estimer à sa juste valeur le leg musical des années 80 de Holiday de Madonna et Girls just wanna have fun de Cindy Lauper à Eternal flame des Bangles en passant par Venus des Schocking Blue et Walking on sunshine de Katrina and the Waves. Finalement, un petit goût pour le kitsch peut aider à faire passer l’ensemble.

Si vous aimez tout cela, alors vous devriez apprécier Walking on sunshine, sorte de « Chantons ensemble » des grands, la petite tête de Mickey sautillant sur les paroles en moins.

Elodie Mertz
A propos Elodie Mertz 118 Articles
Journaliste du Suricate Magazine

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