
Nagasaki 1945
Auteur.ice : Nathalie Fourmy
Edition : Plein Vent
Date de parution : 24 avril 2024
Genre du livre : Bande dessinée historique
Quatre-vingt ans après la destruction d’Hiroshima et Nagasaki par deux bombes atomiques, Nathalie Fourmy revient sur cette tragédie de manière originale, en évoquant le destin de Takashi Nagaï, médecin radiologue, survivant de la bombe qui s’efforça durant les quelques années qu’il survécut de soigner les survivants, de poursuivre et de vulgariser ses recherches en rapport avec les maladies liées aux radiations et de propager un message de paix, en phase avec sa foi religieuse.
Nagasaki 1945 raconte le destin de Takashi Nagaï d’étudiant brillant et insouciant, fréquentant la prestigieuse université de médecine de Nagasaki à sa vie de radiologue, chargé de cours, mari aimant et fervent chrétien. Un destin qui se mue en tragédie lorsqu’il contracte la leucémie suite à ses recherches en radiologie et quelques années plus tard, le 9 août 1945, lorsqu’une bombe de type inconnu pulvérise Nagasaki et emporte sa bien-aimée Midori. Dans cet extrême dénuement, la foi en Dieu du docteur Nagaï va atteindre une profondeur inédite. Son témoignage lumineux de paix, d’espérance et de charité bouleversera de nombreux Japonais, avant de se propager bien au-delà des frontières du pays du soleil levant.
Passé outre l’aspect religieux qui pourrait apparaître comme trop appuyé pour certains lecteurs, ce qu’il faut retenir de Nagasaki 1945, c’est le vibrant plaidoyer pour la paix d’une part et d’autre part la reconstitution du Japon de l’époque et l’évolution des mentalités après la capitulation du pays en 1945. Car si le titre de l’album laisse à penser que l’on ne s’intéresse qu’à la bombe, l’autrice évoque dans cet album toute la vie adulte de Takashi Nagaï, de la mort de sa mère jusqu’à son propre décès en 1951. Une vie éclairée en grande partie par la foie chrétienne mais une évocation qui nous permet de comprendre également la mentalité du Japon impérial.
Nagasaki 1945 parlera sans doute plus à ceux qui s’intéressent aux chrétiens du Japon, mais à mon sens, il serait dommage de s’arrêter à cet aspect, le message de paix étant universel.
